60 millions de consommateurs pointe le "manque de transparence" sur les tarifs des billets de train

Des passagers marchent devant un TGV InOui de la SNCF en gare de Lille Flandres un soir de février 2020. 
Des passagers marchent devant un TGV InOui de la SNCF en gare de Lille Flandres un soir de février 2020.  (AURÉLIEN ACCART / RADIO FRANCE)

Le magazine a analysé les prix de 2.859 billets de TGV, Intercités et TER.

60 millions de consommateurs publie une enquête intitulée "SNCF : tout déraille", qui pointe le "manque de transparence" sur les tarifs des billets de train "lié au yield management" (la flexibilité tarifaire), car "on a du mal à savoir à quelle vitesse les prix augmentent", explique le rédacteur en chef adjoint Benjamin Douriez jeudi 27 février sur franceinfo. Acheter des billets de train moins cher, "c'est un vrai parcours du combattant".

Le magazine constate qu'"on peut avoir des prix qui commencent à dix euros et qui montent au-delà de 100 euros, à 110, 115 euros. Ces écarts les plus importants, on les voit sur les lignes notamment entre la capitale et les grandes villes soit du Sud-Ouest, Bordeaux par exemple, ou alors du Sud-Est, Marseille, Aix-en-Provence", selon le rédacteur en chef adjoint.

Sur certaines lignes, les tarifs peuvent varier de un à onze.Benjamin Douriezà franceinfo

L'étude confirme que "réserver à l'avance, ça permet de faire des économies" : "Si on réserve deux mois à l'avance, ça permet en moyenne de faire 20% d'économies par rapport à une réservation 15 jours à l'avance. En étant vraiment plus prévoyant, on peut faire des économies", analyse le rédacteur en chef adjoint.

En revanche, "ça ne marche pas à tous les coups", nuance Benjamin Douriez, notamment "sur les très grands départs, sur des moments où il y a énormément de demandes".

Même en s'y prenant le jour de l'ouverture des réservations, il n'y a aucune économie à espérer.Benjamin Douriezà franceinfo

Par exemple, le week-end du 8 mai, "même quatre mois à l'avance, il n'y avait pas un seul euro d'économie à espérer", "sur un nombre de trains important, on était déjà au tarif maximum autorisé pour la SNCF, 97 euros pour un Paris-Lyon, 111 euros pour un Paris-Bordeaux", assure le rédacteur en chef adjoint.

Par ailleurs, "c'est de plus en plus compliqué" d'avoir des tarifs réduits avec les cartes de réduction de la SNCF, car elles ne sont pas valables sur les Ouigo ni les TER.

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