SNCF : le projet d'accord sur le temps de travail soumis à la signature

(Guillaume Pepy, le patron de la SNCF, va maintenant devoir attendre la réponse des syndicats © REUTERS / Benoit Tessier)

Alors que le trafic SNCF est toujours perturbé ce mardi, la dernière séance de négociations entre direction et syndicats qui s'est prolongée cette nuit, ne semble pas avoir vraiment permis de faire avancer les choses. Pour Guillaume Pepy qui s'exprimait ce mardi matin sur Europe 1 : "Il n'y a plus aucune raison qu'il y ait grève à la SNCF." Un accord que va signer la CFDT-cheminots.

 La seule nouveauté, c'est que le texte, désormais définitif, est officiellement soumis aux syndicats pour signature. Celles de l'UNSA et de la CFDT semblent déjà acquises, la CFDT-cheminots l'a confimé ce mardi matin, même si les deux organisations réformistes ont voulu se donner un petit délai avant de se prononcer publiquement. Comme elles représentent plus de 30% des voix des cheminots, cela peut suffire à ce que l'accord soit validé. Sauf si la CGT et SUD, qui pèsent plus de 50%, font jouer leur droit d'opposition.

La CGT peut-elle bloquer cet accord d'entreprise?

Tout dépendra donc de l'attitude de la CGT, que le gouvernement entend mettre face à ses responsabilités. Son pari, visiblement, c'est qu'elle aura du mal à bloquer un accord d'entreprise qui reprend en gros l'actuelle réglementation du temps de travail de la SNCF. Cela serait incompréhensible et trop dur à justifier en interne.

Le gouvernement a donc choisi la fermeté dans la dernière ligne droite, refusant aussi au passage toute réécriture du projet de convention collective du ferroviaire, comme l'exigeait la CGT, alors même que son secrétaire général Philippe Martinez se serait personnellement impliqué dans les discussions.

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