Sécurité : "Paris Aéroport" mise sur la reconnaissance faciale

(Paris Aéroport veut doubler les dispositifs PARAFE, qui sont les contrôles automatisés des passeports, d'ici 3 ans, et y intégrer la reconnaissance faciale © Maxppp)

"Aéroports de Paris" devient "Paris Aéroport". Le groupe ADP a dévoilé sa nouvelle marque ce jeudi matin. Et en plein état d'urgence, presque un mois après les attentats de l'aéroport de Zaventem à Bruxelles, c'était aussi l'occasion de présenter les nouvelles initiatives en matière de sécurité.

Il n’est pas question de placer des portiques de sécurité à l’entrée des aéroports, trop compliqué. En revanche, les contrôles ses sont multipliés : ouverture des valises de façon aléatoire, patrouilles cynophiles, vidéosurveillance renforcée, ainsi que quelques innovations avec notamment "des personnes qui font du profilage, dont le métier est exclusivement d’observer les foules pour vérifier que l’on en puisse pas détecter de comportements anormaux ", détaille le PDG de Paris-Aéroport, Augustin de Romanet.

 

Ce n’est pas tout.  "Nous travaillons par ailleurs avec le service de la police de l’air et des frontières pour que les dispositifs PARAFE (Passage Automatisé Rapide aux Frontières Extérieures (PARAFE), qui sont donc les contrôles automatisés des passeports, soient plus performants. C’est un système qui permettra que les personnes n’aient plus besoin de mettre leur doigt sur un petit écran pour être identifiées mais aient simplement à présenter leur visage devant un écran. Et naturellement, si la personne est présumée  poser des difficultés, la machine parafe émettra une alerte aux services de police qui sans délai viendront interroger la personne ", explique-t-il. Ce système de reconnaissance faciale sera testé à Roissy-Charles-de-Gaulle dès le mois prochain.

 

Toutes ces mesures supplémentaires auront sans doute un coût qui n’est pas encore chiffré. Augustin de Romanet n’exclue pas, dit-il, une légère hausse de la taxe d’aéroport.

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