"Le plus dur, c'est l'organisation" : la journée d'action du 17 novembre contre la hausse du prix des carburants prend forme

Le gilet jaune, signe de ralliement des automobilistes contre la hausse du prix des carburants (illustration). 
Le gilet jaune, signe de ralliement des automobilistes contre la hausse du prix des carburants (illustration).  (LIONEL VADAM / MAXPPP)

Après la mobilisation lancée sur les réseaux sociaux, la journée d’action du 17 novembre contre la hausse du prix des carburants s’organise. À Annecy, une première réunion s'est tenue jeudi.   

Après les pétitions en ligne contre la hausse du prix des carburants, le mouvement pour une journée d'action le 17 novembre s'organise. À Annecy, une trentaine de personnes se sont réunies pour la première fois jeudi 1er novembre, a constaté France Bleu Pays de Savoie

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Ces automobilistes se sont retrouvés sur le parking des Romains, proche du centre-ville. "On est six organisateurs de la journée du 17 novembre", explique Katia, l'une des organisatrices du mouvement à Annecy. "On leur demande d'apporter des bombes de peinture, des draps, des bâches, des manches pour pouvoir tenir les bannières, précise-t-elle. Le plus dur c'est l'organisation, ce n'est pas de se mettre en règle."  Cette automobiliste en colère a déjà géré le rendez-vous de la grogne. "On a eu tous les renseignements à la préfecture. Il fallait faire un courrier, comme ça tout le monde est au courant et ça peut être encadré au mieux", affirme-t-elle. 

Le signe de ralliement à la grogne contre la hausse à la pompe, "c'est le gilet jaune sur le tableau de bord", indique Katia. "On le met en vue. C'est pour montrer qu'on est pour le mouvement."  Elle aperçoit un camion avec ce signe déjà utilisé derrière le pare-brise. "Ça nous fait plaisir", lance-t-elle. À ses côtés, Aurélien, fait partie des automobilistes venues rejoindre le mouvement. Ce jeune conducteur se montre très mécontent de la hausse du gasoil à la pompe. "Quand on a un réservoir à 70 litres, ça se sent beaucoup. À un moment donné, on n'a plus d'argent pour pouvoir sortir, se faire des petits plaisirs", affirme-t-il. Dimanche 4 novembre, ils ont prévu de se retrouver cette fois pour distribuer des tracts dans les rues d’Annecy.  

La grogne contre la hausse des prix à la pompe s'organise : un reportage de Richard Vivion
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