Hausse des prix du carburant : Emmanuel Macron a-t-il une marge de manœuvre ?

France 2

Le journaliste Jean-Paul Chapel fait le point sur l'utilité de la hausse des taxes sur le carburant dans les budgets de l'État.

Quel est la marge de manœuvre pour l'exécutif face à l'augmentation du prix du carburant ?  "Notre déficit public ne doit pas dépasser 3% de la richesse nationale, c'est la règle européenne. La prévision du gouvernement, c'est un déficit de 2,8% l'an prochain. Mais, la plupart des économistes révisent à la baisse les prévisions de croissance. Moins de croissance c'est moins de recettes. Résultat : l'OCDE prévoit pour la France un déficit de 2,9%. On est plus qu'à un cheveu de la limite", explique le journaliste Jean-Paul Chapel, sur le plateau de France 2.

Une mesure qui doit rapporter 2,9 milliards d'euros

Cette différence d'estimations représente environ 2 milliards d'euros. "Le problème c'est qu'il y a déjà des dépenses nouvelles qui ont été promises et pas financées. Plus d'argent par exemple pour la prime à la conversion écologique, une annonce faite par le Premier ministre il y a deux semaines, et c'est 500 millions d'euros par an. Et, si le gouvernement veut le service national universel, c'est 1,6 milliard d'euros en plus. Dans ce contexte, on voit mal comment le gouvernement pourrait se passer des hausses de taxe sur le carburant prévues au 1er janvier, une mesure qui doit rapporter 2,9 milliards d'euros par an", explique Jean-Paul Chapel.

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