Privatisation d'Aéroports de Paris : des parlementaires d'opposition enclenchent la procédure pour un "référendum d'initiative partagée"

Un militant de la CGT manifeste contre la privatisation du groupe Aéroports de Paris, dans un rassemblement de \"gilets jaunes\", à Paris, le 13 mars 2019.
Un militant de la CGT manifeste contre la privatisation du groupe Aéroports de Paris, dans un rassemblement de "gilets jaunes", à Paris, le 13 mars 2019. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

Cette proposition parlementaire doit désormais être validée par le Conseil constitutionnel et signée par 4,5 millions de citoyens pour pouvoir donner lieu à un référendum. Qui reste donc hypothétique.

Ce n'est qu'une première étape. Des parlementaires socialistes, communistes et de droite (LR) ont annoncé, mardi 9 avril, avoir recueilli les signatures nécessaires pour enclencher un référendum d'initiative partagée (RIP) contre la privatisation d'Aéroports de Paris (ADP). Alors que 185 signatures sont requises, les parlementaires en ont recueilli 197, contre cette disposition phare du projet de loi Pacte, en cours d'examen au Parlement.

Cette proposition parlementaire doit désormais être validée par le Conseil constitutionnel et signée par 10% du corps électoral (soit 4,5 millions de citoyens), pour organiser le référendum. "Nous ne voulions pas que soit à nouveau commise l'erreur qui s'est transformée en scandale, de la privatisation des autoroutes, avec la privatisation des Aéroports de Paris", a déclaré le député socialiste Boris Vallaud lors d'une conférence de presse.

"Il s'agit de demander aux Françaises et aux Français s'ils sont d'accord pour que l'exploitation, l'aménagement et le développement des aérodromes de Paris Charles-de-Gaulle, Paris Orly et Paris Le Bourget, revêtent le caractère de service public national", a-t-il ajouté.

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