Paris : le nouveau Vélib' n'entrera en service le 1er janvier qu'au tiers de sa capacité

De nombreuses stations Vélib sont toujours en travaux, à quelques jours de la mise en service.
De nombreuses stations Vélib sont toujours en travaux, à quelques jours de la mise en service. (EMILIE DEFAY / rADIO FRANCE)

Les utilisateurs vont devoir patienter au moins jusqu'au mois de février 2018 pour espérer un retour à la normale.

Le déploiement du nouveau Vélib' a pris du retard. Selon les informations de France Bleu Paris, la mise en service des nouveaux vélos en libre-service ne démarrera le 1er janvier 2018 qu'au tiers de la capacité prévue.

Alors que le nouveau prestataire Smovengo promettait 600 stations opérationnelles dès le démarrage, il n'y en aura qu'entre 60 et 200, alors que l'ancien système, assuré par JCDecaux, affichait 1 200 stations.

Des difficultés de raccordement électrique

Si Smovengo promet un déploiement "massif" pour rattraper son retard, le mois de janvier s'annonce compliqué. Les raisons invoquées pour justifier ce contretemps sont multiples. La plus problématique vient des difficultés de raccordements électriques rencontrées par Enedis.

Toutes les nouvelles bornes doivent être reliées au réseau pour pouvoir recevoir et charger les nouveaux vélos électriques en libre-service. Le conflit social chez Cyclocity, la filiale de JCDecaux chargée de la maintenance, a également participé au retard. Et le recours formé par JCDecaux avait obligé de retarder la signature du contrat du nouveau prestataire de six semaines.

Un retour à la normale attendue pour février

Le service de location est déjà dégradé depuis le mois d'octobre en raison des travaux nécessaires au changement de système. Les utilisateurs vont devoir patienter au moins jusqu'au mois de février pour espérer un retour à la normale.

La ville de Paris et le syndicat mixte Autolib Velib Métropole devraient proposer des compensations aux usagers. En plus des 15 minutes supplémentaires déjà offertes, les abonnés pourraient avoir un, deux ou trois mois de rallonge sur leur abonnement annuel, ou des heures de Vélib' gratuites. La mairie de Paris entend aussi réclamer à Smovengo des pénalités financières pour financer ces compensations.

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