Nouvelle grève des routiers pour l'augmentation de leurs salaires

(Blocage des routiers à Carquefou près de Nantes en janvier 2015. © Reuters)

Les syndicats des transports routiers ont appelé à un mouvement de grève à durée indéterminée dès ce dimanche soir. Ils veulent que les organisations patronales reprennent le dialogue sur la hausse des salaires.

Les routiers se remettent en grève, à l’appel des syndicats. Objectif : faire revenir le patronat à la table des négociations, mais sans aller jusqu’à bloquer tout le pays. Le mouvement démarre dans la nuit de dimanche, pour une durée indéterminée. Les zones d'activités et centres de distribution pourront être concernés, notamment en Bretagne et en Ile-de-France.

 

L’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC) veut reprendre le dialogue avec le patronat, rompu le 9 février dernier. En jeu, toujours la même revendication : l’augmentation des salaires des routiers. Les grilles salariales dans le transport routier de marchandises sont bloquées depuis 2012. Depuis, la presque totalité des minima conventionnels est passée sous le salaire minimum.

Des revendications révisées

Les syndicats ont cependant revu leurs prétentions à la baisse pour relancer le dialogue, en renonçant au plafond minimum de 10 euros brut de l'heure réclamé pour les plus bas coefficients du transport routier (actuellement à 9,43 euros). "On a fait le job en faisant de nouvelles propositions, un peu à la baisse, pour essayer de trouver un cheminement de déblocage ", affirme Thierry Douine (CFTC).

"Ce qui bloque, ce sont les fédérations patronales, des jusqu'au-boutistes, qui refusent de revenir à la table des négociations alors que nous avons fait une contre-proposition"* , dénonce Thierry Cordier de la CFDT Transports, syndicat majoritaire. Une seule organisation patronale a pour l’instant accepté l’idée de recommencer les discussions, l'organisation patronale des PME (OTRE), ce que refusent encore les autres fédérations (FNTR, TLF et Unostra).

"Il est temps de relancer les négociations pour arriver enfin à un accord", Thierry Cordier, de la CFDT Transports, au micro de Liza Kroh.
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