Mort d'un chauffeur de bus à Bayonne : Gérald Darmanin "s'est engagé à revenir en septembre pour prendre des mesures concrètes", selon la CFDT

Le ministre de l\'Intérieur, Gérald Darmanin, salue les conducteurs de bus de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), le 11 juillet 2020.
Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, salue les conducteurs de bus de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), le 11 juillet 2020. (MAXPPP)

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin s'est rendu samedi à Bayonne pour faire le point sur la sécurité dans la ville au lendemain du décès d'un chauffeur de bus roué de coups dimanche dernier durant son service.

Gérald Darmanin "s'est engagé à revenir nous voir [à Bayonne] au mois de septembre pour pouvoir prendre des mesures concrètes", a indiqué samedi 11 juillet sur franceinfo, Jean-Philippe Paulmier délégué syndical CFDT dans le réseau Chronoplus, après la visite du ministre de l'Intérieur. "Nous sommes satisfaits de sa présence [Gérald Darmanin] pour montrer qu'on est entendus".

Des "mesures d'urgences" en vigueur "dès lundi"

Gérald Darmanin a rencontré les forces de sécurité ainsi que les conducteurs de bus après la mort de Philippe Monguillot. Ce chauffeur de bus a succombé à ses blessures après avoir été violemment agressé par des passagers.

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"Nous avons signé un accord avec la direction sur des mesures d'urgence, de sécurité, de sécurisation des postes de conduite, de relations plus étroites avec les services de police ou de gendarmerie", a poursuivi Jean-Philippe Paulmier.

"On va se baser sur cet accord qui a été signé pour le mettre en place dès lundi prochain, dès le retour en place du réseau dans une configuration normale. On va travailler là-dessus et faire en sorte que tout ce travail qui a été fait depuis une semaine par les trois organisations syndicales, puissent être remonté et traité au niveau national", indique-t-il.

Avant une nouvelle visite du ministre de l'Intérieur en septembre, les organisations syndicales vont entamer des concertations avec les élus locaux pour réclamer sur les lignes de bus "de la présence parce que ça se déshumanise. Il y a un conducteur qui conduit un véhicule de 18 ou 19 mètres et souvent il est seul, quel que soit le quartier, quel que soit l'horaire", a-t-il dénoncé."

"Il faut vraiment de la présence"

"Ça, ce n'est plus concevable, il faut redonner une confiance aux usagers, aux conducteurs et aux conductrices". "Il faut vraiment de la présence" de policiers ou de contrôleurs. "C'est un mixte de tout" qu'il faut, selon Jean-Philippe Paulmier. Il peut y avoir "des véhicules de sécurité, des contrôleurs vérificateurs", il pense également à "la police nationale, municipale et même à la gendarmerie, il faut vraiment qu'il y a ait un travail d'équipe, de la réactivité quand on a un problème grave. Il faut qu'on puisse réagir vite, voire très vite", a souhaité Jean-Philippe Paulmier.

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