"Gilets jaunes" : le bras de fer se poursuit

L’affaire Éric Drouet va-t-elle relancer le mouvement des « gilets jaunes » ou le radicaliser ? Son arrestation, mercredi 2 janvier, a provoqué de nombreuses réactions.

Éric Drouet est sorti de garde à vue jeudi 3 janvier, avant d’être convoqué ultérieurement par la justice. En sortant, il a dénoncé "une interpellation politique", mais l’exécutif assume. Dans la soirée, un petit rassemblement a d’ailleurs eu lieu place de la République à Paris pour contester l’arrestation d’une des figures du mouvement. "On n’arrêtera pas que je sois là ou pas. Je n’appelle pas [au mouvement samedi, ndlr], de toute façon c’est un ordre directement chez les gilets jaunes". Éric Drouet a été arrêté mercredi soir alors qu’il appelait à une rencontre avec ses compagnons de lutte place de la Concorde, à deux pas de l’Élysée. Son interpellation avait provoqué de nombreux remous.

L’opposition dénonce

Le gouvernement a voulu rester ferme. "La meilleure façon de défendre le peuple, c’est de défendre l’ordre, les règles, la loi et l’état de droit", a martelé le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. Dans la foulée, le Premier ministre a dit soutenir pleinement la justice. Mais dans l’opposition, les critiques étaient vives, à l’image de Laurence Sailliet, porte-parole des Républicains. "De toute façon, ce mouvement est un véritable échec de la part du gouvernement. On ne démarre pas ce débat national dans une ambiance positive et favorable pour le dialogue", a-t-elle réagi. De nouvelles manifestations sont prévues samedi 5 janvier.

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