"Gilets jaunes" : Christophe Castaner dénonce "une dérive totale et une radicalisation"

France 2

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est l'invité des "4 vérités" de France 2, mardi 20 novembre. 

Le mouvement des "gilets jaunes" se poursuit et un appel pour une nouvelle manifestation samedi 24 novembre a été lancé. Des perturbations sur les routes sont encore à prévoir toute la semaine. "Aujourd'hui on voit bien qu'on a une dérive totale. D'une manifestation qui pour l'essentiel était bon enfant samedi et d'ailleurs que nous avons laissée se dérouler le mieux possible en mobilisant énormément de forces de l'ordre pour les protéger. Et pourtant vous avez vu qu'il y a un très grand nombre de blessés. Aujourd'hui, on voit qu'il y a une radicalisation avec des revendications qui ne sont plus cohérentes", dénonce Christophe Castaner sur le plateau des "4 Vérités" de France 2, mardi 20 novembre. 

"Le droit de manifester est un droit essentiel. Mon rôle de ministre de l'Intérieur est aussi de le garantir", avance Christophe Castaner. L'ancien délégué général de La République en marche fustige ainsi les conséquences de la manifestation sur les forces de l'ordre "92 policiers ont été blessés, dont 17 gravement", assure-t-il. "Il y a des gens qui sont très pacifiques dans les "gilets jaunes", maisils sont aujourd'hui à mon sens emportés par ceux qui sont plus radicaux", analyse le ministre. 

"10% des manifestations déclarées"

"Nous sommes dans un pays de droit. Une manifestation se déclare", réaffirme le ministre qui déplore que seulement "10% des manifestations avaient été déclarées et depuis samedi aucune". Alors que les appels à une nouvelle manifestation se multiplient, le ministre de l'Intérieur "ne souhaite pas que cela dure. Je pense que les manifestants ont été entendus". 

"Aujourd'hui il n'y a aucune demande de manifestation", affirme-t-il. Dimanche, Édouard Philippe a assuré que le gouvernement ne changerait pas de cap concernant les taxes sur le carburant. "Ce gouvernement a été mis en place pour mettre un certain nombre de réformes. Nous l'avons fait sur la SCNF, sur Notre-Dame-des-Landes. Autant de sujets sur lesquels si nous avions écouté les manifestants nous n'aurions rien fait", souligne Christophe Castaner. 

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