Île-de-France : de nouvelles mesures pour la sécurité dans les transports

Station de RER Auber à Paris en décembre 2015
Station de RER Auber à Paris en décembre 2015 (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

La région Île-de-France annonce, lundi 13 mars, une série de nouvelles mesures pour améliorer la sécurité dans les transports en communs ; vidéo protection, chiens renifleurs et agents de sureté.  

Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France et le Syndicat des Transports d'Île-de-France (STIF) ont annoncé, lundi 13 mars, leur nouveau plan de sûreté. La priorité est clairement donnée à la grande couronne et ses voyageurs car ce sont "les grands oubliés" de la sécurité dans les transports, a expliqué Valérie Pécresse, à France Bleu Paris.  

Transports gratuits pour les policiers 

Les fonctionnaires de police franciliens pouvaient déjà voyager gratuitement en transports en commun, dans la petite couronne et dans Paris intra-muros. Désormais, c'est aussi appliqué pour la grande couronne. Le but, selon Valérie Pécresse, étant d'assurer une présence policière et "de rassurer les voyageurs".

Mais l'investissement de la région concerne surtout le recrutement de 200 agents de sûreté, d'ici la fin de l'année, pour patrouiller dans les bus de la grande couronne. Ils seront habilités, et c'est nouveau, à intervenir en cas d'infractions, de violences. Ils pourront même retenir le ou les fautifs, en attendant l'arrivée de la police.

Vidéo-protection renforcée et chiens renifleurs

La région Île-de-France souhaite que 100% de bus soient équipés de caméras d'ici fin 2018 et 100% des trains, d'ici quatre ans. Un plan d'équipement des gares routières en vidéo-protection est aussi lancé. Cinquante gares routières, pour l'instant très peu équipées, ont été ciblées. Enfin, l'application smartphone et le numéro de téléphone, le 3117, qui permettent aux usagers de signaler toutes problématiques de sécurité, seront renforcés. 

Pour la menace terroriste, vingt nouvelles brigades de cyno-détection, avec chiens renifleurs, seront recrutées en 2017. L'idée est de pouvoir lever le doute sur un colis suspect en quinze minutes maximum, au lieu d'une heure actuellement.

Coût de ces mesures : 160 millions d'euros

Toutes ces mesures représentent un coût total pour l'année 2017 de 160 millions d'euros. Qui va payer ? Faut-il s'attendre à une hausse du tarif du pass Navigo pour les franciliens ? "Le coût sera réparti", répond prudemment Valérie Pécresse mais s'il y a augmentation, ce sera, dit-elle, "pour augmenter la qualité du service".
Pour le moment, la région compte sur la taxe pour les transports en commun, qui sera payée cette année et, pour la première fois, par les automobilistes franciliens, pour financer ce plan de sécurité. Ainsi que sur la lutte anti-fraude qui devrait rapporter 30 millions d'euros.

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