Un an après... la chemise arrachée d'un DRH d'Air France

France 3

Il y a un an, un DRH d'Air France avait vu sa chemise arrachée par des salariés, mécontents d'apprendre la suppression de 2 900 emplois. Mardi 27 septembre, la justice jugera 15 salariés.

Le 5 octobre 2015, des cadres d'Air France se retrouvent la chemise arrachée par des salariés lors d'une manifestation suite à l'annonce de la suppression de 2 900 emplois. La vidéo fait le tour du monde et conforte la mauvaise réputation de la France en matière de dialogue social. La classe politique réagit rapidement. Nicolas Sarkozy parle de chienlit. Manuel Valls qualifie les auteurs de voyous. Jean-Luc Mélenchon se dit prêt à aller en prison à leur place. Au moins dix plaintes sont déposées. Dix-huit salariés sont sanctionnés. Cinq personnes sont poursuivies par la justice pour violences en réunion.

Jusqu'à 3 ans de prison

Le 22 octobre, environ 6 000 personnes manifestent à Paris en soutien à leurs collègues. Le 12 novembre, Air France annonce le licenciement de quatre salariés. Le 5e, un représentant du personnel, fait l'objet d'une procédure spécifique. Le 21 janvier 2016, l'inspection du travail refuse le renvoi du syndicaliste, mais en août, la ministre du Travail valide son licenciement. Ce magasinier de 28 ans fera partie des cinq salariés convoqués devant le tribunal de Bobigny mardi. Ils encourent jusqu'à trois ans de prison et 45 000 euros d'amende.

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