Menace de grève à Air France : Elisabeth Borne "en appelle à la responsabilité des syndicats" de l'entreprise

Des employés de la compagnie Air France manifestent, le 22 février 2018, à l\'aéroport de Roissy.
Des employés de la compagnie Air France manifestent, le 22 février 2018, à l'aéroport de Roissy. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a appelé jeudi sur France Inter les syndicats d'Air France à ne pas casser la croissance de la compagnie aérienne avec leur demande de revalorisation salariale.

Onze organisations syndicales d'Air France, tous métiers confondus, appellent à une grève le 23 mars, après celle du 22 février, pour exiger une revalorisation des grilles salariales de 6% censée, selon elles, rattraper la perte de pouvoir d'achat subie depuis la dernière augmentation générale en 2011. La direction propose une augmentation générale de 1% en deux temps pour 2018. Mercredi 15 mars, sur France Inter, Elisabeth Borne, ministre chargée des Transports, a "appelé à la responsabilité des syndicats d’Air France" pour ne pas casser la croissance de l'entreprise.

Ne cassons pas cette croissance, donnons à Air France tous les atouts dans une concurrence mondialeElisabeth Borneà France Inter

Elisabeth Borne a expliqué qu'"Air France a en effet des meilleurs résultats, a eu des bons résultats en 2017, mais il faut voir aussi que les concurrents d'Air France, qui opèrent dans un marché totalement ouvert au plan mondial, ont une meilleure performance économique". La ministre a rapporté que "la direction d'Air France est engagée dans un projet de développement de l'entreprise avec des nouvelles alliances et des perspectives de développement de son activité, et moi vraiment j'en appelle à la responsabilité des syndicats d'Air France".

La ministre a indiqué qu'"il y a eu des augmentations salariales, les salariés bénéficient aussi d'un intéressement (...), mais Air France doit avoir des marges de manœuvre pour renouveler sa flotte d'avion, c'est comme ça d'AF se développera (...) et donc moi j'appelle chacun à la responsabilité".