DIRECT. Cinq salariés d'Air France seront jugés pour "violences en réunion" le 2 décembre

Des salariés d\'Air France manifestent en soutien avec leurs collègues placés en garde à vue, le 12 octobre 2015, près de l\'entrée d\'un bâtiment de la compagnie à Roissy-en-France (Val-d\'Oise).
Des salariés d'Air France manifestent en soutien avec leurs collègues placés en garde à vue, le 12 octobre 2015, près de l'entrée d'un bâtiment de la compagnie à Roissy-en-France (Val-d'Oise). (DOMINIQUE FAGET / AFP)

Six salariés de la compagnie aérienne ont été arrêtés lundi matin par les enquêteurs. L'un d'eux a été libéré après une garde à vue.

Cinq salariés d'Air France seront jugés en correctionnelle le 2 décembre pour violences en réunion, annonce le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis), mardi 13 octobre. Ils avaient été interpellés lundi dans le cadre de l'enquête sur les violences du 5 octobre, au cours desquels deux dirigeants dont le DHR Xavier Broseta avaient été molestés. Un sixième salarié arrêté lundi a lui été libéré.

Ils risquent jusqu'à trois ans de prison. A l'issue de leurs gardes à vue, prolongées mardi matin, ils ont été déférés devant un magistrat du parquet, qui leur a remis cette convocation par procès-verbal pour comparaître devant le tribunal correctionnel de Bobigny. Les cinq mis en cause encourent jusqu'à trois ans de prison et 45 000 euros d'amende.

Une journée de manifestation prévue le 22 octobre. Plusieurs syndicats de la compagnie aérienne ont appelé les salariés à manifester devant l'Assemblée nationale le 22 octobre, au moment où la direction détaillera son plan de restructuration menaçant 2 900 emplois. Ils réclament aussi l'arrêt des poursuites judiciaires contre leurs collègues.

La compagnie aérienne priée d'écouter ses syndicats. La ministre du Travail, Myriam El Khomri, a appelé sur France 2 la direction d'Air France à détailler "tous les éléments de sa stratégie" et à se mettre à l'écoute des propositions des syndicats.
Par ailleurs, le directeur de cabinet adjoint et conseiller social de Manuel Valls, Gilles Gateau, devrait prochainement devenir directeur des ressources humaines d'Air France. Il est d'ores et déjà officiellement remplacé à Matignon par Aurélien Rousseau.

21h15 : La justice est-elle plus dure avec les salariés qu'avec les cadres et les politiques ? C'est le sentiment qui ressort depuis l'interpellation des salariés d'Air France. Sur le plateau du journal de 20 heures, Dominique Verdeilhan fait le point. La justice n'est peut-être pas si égalitaire qu'elle le prétend...


20h26 : Que risquent les cinq salariés d'Air France qui seront jugés le 2 décembre pour des violences contre des dirigeants de la compagnie ?

Ils seront jugés devant le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour des "faits de violences en réunion ayant entraîné une incapacité temporaire de travail n'excédant pas huit jours", précisé le parquet. Le délit est passible de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende.

19h56 : En visite aux chantiers navals STX de Saint-Nazaire, François Hollande s'est retrouvé face à deux représentants de la CGT qui ont refusé de lui serrer la main, lui reprochant de ne pas dénoncer la "violence patronale" dans le dossier Air France. Voici la scène.

(FRANCE 2 et FRANCE 3

19h54 : Plusieurs syndicats d'Air France appellent mardi les salariés de la compagnie à manifester devant l'Assemblée nationale le 22 octobre, au moment où la direction précisera en comité central d'entreprise les détails du plan de restructuration menaçant 2 900 emplois.

L'intersyndicale réclame également l'arrêt des poursuites disciplinaires à l'encontre des salariés jugés pour "violences en réunion" le 2 décembre.

19h00 : En visite aux chantiers navals de Saint-Nazaire, François Hollande s'est fait accueillir fraîchement par deux syndicalistes de la CGT, selon RTL. Ils ont refusé de serrer la main du chef de l'Etat, lui reprochant de ne pas dénoncer la "violence patronale" dans le dossier Air France. "Il n'y a donc pas de politesses à échanger, mais des actes à avoir", lui a lancé Sébastien Benoît, de la CGT.



(GEORGES GOBET / AFP)

18h29 : François Hollande plaide pour un accord "qui préserve l'emploi" et "assure la compétitivité" de la compagnie aérienne.

18h17 : "Ce qui se passe est proprement scandaleux. Des salariés sont en prison, en garde à vue. On a été les chercher chez eux à 6 heures du matin, devant leurs familles, devant leurs enfants et on a fouillé leurs maisons."

"En termes de dialogue social, le gouvernement a son mot à dire", selon Philippe Martinez qui fait part de sa "colère", alors que cinq salariés de la compagnie seront jugés pour "violences en réunion" le 2 décembre.

17h57 : Le parquet annonce que les cinq salariés de la compagnie aérienne seront jugés en correctionnelle le 2 décembre pour violences en réunion.

16h49 : Le parquet de Bobigny indique que les cinq salariés "sont actuellement présentés à un magistrat du parquet, qui va leur notifier leur convocation pour être jugés, dans un délai court de 10 jours à deux mois". Il précise que la qualification de "violences aggravées" a été retenue car les faits ont été commis en réunion.

16h45 : Je suis très choqué... Une simple convocation suffisait...

16h45 : Les seuls responsables ce sont les pilotes, ce sont les mieux payés d'Europe voir du monde. Non, je ne suis pas choquée par la garde à vue des auteurs de l'agression physique. Quand on agit comme des voyous, il faut s'attendre à être traité comme des voyous.

16h44 : Ces voyous doivent être licenciés immédiatement sans indemnité.

16h44 : Le conflit au sein de la compagnie aérienne, les réactions politiques et les évolutions judiciaires de l'affaire continuent de vous faire réagir.

16h31 : Le parquet annonce que les cinq salariés qui étaient en garde à vue ont été déférés devant le parquet de Bobigny pour "violences aggravées".

16h50 : La garde à vue des cinq salariés d'Air France est levée, indique un journaliste d'Europe 1, précisant qu'ils seront jugés à Bobigny (Seine-Saint-Denis). De son côté, BFMTV affirme qu'ils ont été déférés devant le parquet.

16h05 : "S'il n'y a pas de dialogue social, il n'y a pas de progrès."

François Hollande prononce un discours devant les ouvriers de la société STX qui construisent à Saint-Nazaire le plus grand paquebot de croisière du monde. Le chef de l'Etat a été interpellé par des représentants syndicaux sur "la violence patronale", en référence notamment au dossier Air France.

15h43 : La compagnie "a semé la terreur parmi ses salariés. Nous sommes indignés." André Chassaigne, député du Front de gauche, critique lors des questions au gouvernement la façon dont des salariés ont été arrêtés. Sur les bancs de la droite, on s'agite. Ségolène Royal répond à la question et appelle à "reprendre le dialogue".

15h04 : @Matthieu Bonne nouvelle, le vigile ne serait pas tombé dans le coma mais "dans les pommes", affirme Europe 1, citant un policier. La victime aurait été étranglée dans la bousculade et aurait fait un malaise. Le vigile serait rentré à son domicile dans l'après-midi.

15h04 : Bonjour. Avez-vous des nouvelles du vigile tombé dans le coma à Air France en essayant de protéger le DRH d'Air France ? Merci

14h56 : Le député du Front de gauche André Chassaigne critique l'arrestation et la garde à vue des salariés d'Air France. Il réagit au micro de la Chaîne Parlementaire.

12h49 : Des députés socialistes ont rencontré des salariés d'Air France. Une journaliste rapporte sur Twitter les réactions des uns et des autres.

12h23 : Etes-vous choqué par la garde à vue des salariés d'Air France ? C'est la question du "Grand Soir 3" de France 3. Pour y répondre, rendez-vous par ici.

10h18 : "Recommencez."

Sur le plateau de RMC/BFMTV, Jean-Luc Mélenchon s'est adressé aux salariés d'Air France. Il les a encouragés à ne pas "céder à la peur" et à faire entendre leur colère, huit jours après les débordements survenus pendant le comité central d'entreprise de la compagnie aérienne en difficulté.




(RMC / BFM TV)

10h18 : La violence physique est le refuge des médiocres incapables d'avoir des arguments valables. Qu'ils aillent en prison, cela leur laissera le temps de réfléchir a la portée de leurs actes.

10h11 : L'attitude des dirigeants d'Air France est certes choquante et condamnable, mais celle des quelques salariés qui les ont physiquement agressés l'est tout autant. Nous sommes dans un État de droit, ne l'oublions pas.

10h12 : Après des commentaires indulgents envers les salariés d'Air France placés en garde à vue, d'autres lecteurs sont plus sévères. Voici quelques-unes de vos réactions.

09h28 : Je suis choqué ce matin de constater que des ouvriers qui défendent leurs vies, leurs enfants, leurs familles soient traités comme des voyous.

09h12 : Je pense que les salariés d'Air France qui ont commis ces actes méritent le licenciement, mais pas la prison.

09h12 : Dans les commentaires, nos internautes se montrent plutôt indulgents envers les salariés d'Air France placés en garde à vue.

09h00 : Ministre du Travail, mais aussi du "dialogue social", Myriam El Khomri s'est félicitée de la reprise des discussions entre salariés et dirigeants d'Air France. Pour elle, il faut que ces derniers soient "à l'écoute" et plus transparents vis-à-vis de leur stratégie pour la compagnie en difficulté. Elle était l'invitée des "4 Vérités".




(FRANCE 2)

08h48 : "Ces salariés ne sont pas des voyous, ce sont des gens qui défendent leur emploi."

Invité de BFMTV, l'ancien candidat à la présidentielle vole au secours des salariés d'Air France interpellés après les violences commises lors du CCE.

08h42 : Selon la radio publique, les salariés d'Air France toujours en garde à vue pourraient être poursuivis pour "violences volontaires en réunion", "dégradation" et "entrave au CCE". Ils risqueraient au maximum cinq ans de prison.

08h41 : La garde à vue de cinq des six salariés d'Air France interpellés a été prolongée de 24 heures, indique France Info citant le parquet de Bobigny.

07h48 : "Rien ne peut justifier ce type d'agression. Mais, quand une entreprise subit des difficultés, la direction (...) doit être à l'écoute. (...) On ne peut pas demander des efforts aux salariés si ils n'ont pas tous les éléments de la stratégie."

Invitée des "4 Vérités" ce matin, la ministre du Travail réagit aux gardes à vue de six salariés d'Air France après les violences lors du comité central d'entreprise. Elle se félicite que le dialogue social ait repris dans un "climat apaisé" depuis vendredi.

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