Crash Rio-Paris : "Une deuxième expertise manifestement sous influence"

Dix ans après la catastrophe du vol Rio-Paris, les juges chargés de l'enquête estiment qu'une erreur de pilotage est à l'origine du drame. Ils viennent de rendre un non-lieu pour Airbus et Air France.

C'est un revers auquel les familles de victimes du crash Rio-Paris ainsi que les associations ne s'attendaient pas. Un non-lieu pour Airbus et Air France. L'ancien pilote et président du comité de veille de la sécurité aérienne, Gérard Arnoux, réagit sur franceinfo. "C'est une justice politique, c'est un déni de démocratie, ce n'est pas étonnant que les Français n'aient plus confiance dans la justice française. J'avais prévu un crash judiciaire parce que l'instruction est incomplète, l'expertise des pilotes n'a jamais été faite correctement", tance Gérard Arnoux.

Les sondes Pitot en question

"Où est l'arme du crime ? Où sont les pilotes de l'avion ? Où sont les sondes Pitot ? Sont-elles remontées ou au fond de l'océan ? On n'a rien là-dessus, ce qui est absolument anormal. La première expertise qui était peu sérieuse a été complètement ignorée alors que la première et la deuxième ont la même valeur. Donc pourquoi s'appuie-t-on sur une deuxième expertise manifestement sous influence, à charge contre les pilotes comme d'habitude ? Nous allons faire appel de la décision, ça ne va pas s'arrêter là", prévient Gérard Arnoux.

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