Au troisième jour de grève à Air France, le gouvernement appelle à la fin du mouvement

Des voyageurs attendent leur avion à l\'aéroport de Paris-Orly, le 16 septembre 2014.
Des voyageurs attendent leur avion à l'aéroport de Paris-Orly, le 16 septembre 2014. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Avec seulement quatre avions sur dix au décollage, le bras de fer entre la compagnie et ses pilotes se poursuit.

La grève des pilotes d'Air France s'est installée dans la durée. Et au troisième jour du mouvement, mercredi 17 septembre, le gouvernement fait entendre son mécontentement.

"Il faut arrêter cette grève qui pèse lourdement sur Air France, qui pèse aussi sur ses finances, qui pèse sur l'attractivité et l'image de notre pays", a lancé Manuel Valls au micro de France Inter. "Je ne veux pas en rajouter, mais en tout cas, cette grève, je crois, n'est pas comprise", a insisté le chef du gouvernement. Au même moment, sur Europe 1, le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a également appelé à l'arrêt de la grève.

Une grève massivement suivie

Comme mardi, Air France n'a prévu d'assurer, mercredi, que 40% de ses vols, après moins de 50% de vols assurés lundi, au premier jour du conflit social. Mais les chances d'embarquer à bord d'un avion de la compagnie sont bien moindres dans certaines villes. A Nice, 90% de vols sont annulés. A Toulouse et Lyon, 75% des vols sont supprimés. A Bordeaux, seuls deux vols vers Orly doivent être assurés et aucun vers Roissy.

Depuis lundi, la grève est massivement suivie, par 60% des pilotes selon la direction, 75% selon le SNPL AF Alpa. Ce syndicat a déposé un préavis de grève reconductible jusqu'au 22 septembre. Le Spaf et Alter ont allongé le leur de deux jours, jusqu'au 20.