Grève à Air France : entre 70% et 80% des vols seront assurés samedi

Un avion d\'Air France, à Roissy (Val-d\'Oise), le 24 septembre 2014.
Un avion d'Air France, à Roissy (Val-d'Oise), le 24 septembre 2014. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

La grève est prévue pour durer de samedi matin à mardi soir.

Une grève, mais sans grandes conséquences pour le trafic. Les syndicats de pilotes représentatifs à Air France seront en grève, samedi 11 juin, mais entre 70% et 80% des vols seront assurés ce jour-là, annonce le PDG de la compagnie aérienne jeudi 9 juin. Selon Frédéric Gagey, qui s'exprimait en conférence de presse, "les premières personnes à protéger sont bien sûr nos clients" et "ils trouveront sur notre site internet toutes les informations fiables et en temps réel" 24 heures avant leur vol.

La grève initiée par le SNPL, le Spaf et Alter (non représentatif) devrait durer de samedi matin à mardi soir. Faute d'être entendus, les syndicats menacent d'appeler ensuite à de nouveaux arrêts de travail. Au-delà de la question de la pérennité d'Air France, menacée selon les syndicats français par l'essor des autres composantes d'Air France-KLM (Hop!, Transavia, KLM), les pilotes s'opposent à la modification, depuis le 1er juin, de certaines règles de rémunération. 

"On n'éteint pas le feu en soufflant dessus" 

Les syndicats de pilotes représentatifs à Air France ont décidé de faire grève après avoir rejeté le nouveau protocole de fin de conflit transmis par la direction. Selon eux, ce document est un quasi "copier-coller" du précédent et ne contient "aucune proposition" permettant de lever la grève débutant samedi. Sollicité, le groupe Air France-KLM n'a pas fait de commentaire. "Les propositions de la direction nous sont parvenues cette nuit : rien !" résume Grégoire Aplincourt, le président du deuxième syndicat de pilotes à Air France (Spaf).

Le document contient "des demandes en plus de la part de la direction et aucune proposition", selon le syndicaliste, qui prévient : "On n'éteint pas le feu en soufflant dessus." Le protocole de fin de conflit est le même que celui transmis mercredi, "à deux phrases près", ajoute Emmanuel Mistrali du syndicat majoritaire SNPL. Il contient certes "quelques avancées minimes" mais "toujours pas le moindre engagement", a-t-il poursuivi.

Pour les syndicats, des revendications "raisonnables"

Le représentant du SNPL maintient que les revendications sont "raisonnables", notamment sur le partage d'activité entre Air France et KLM, que les syndicats veulent rééquilibrer en faveur de la première. Cela ne coûte "rien de plus que l'investissement déjà programmé" sur plusieurs années.

A la veille de l'ouverture de l'Euro, il répète que les parties sont "proches" d'une solution acceptable pour tous. "Mais encore une fois, ça se heurte aux dogmes, à la tradition du 'non' de principe aux pilotes." Tout en se déclarant ouvert à la poursuite des discussions, il accuse le PDG d'Air France, Frédéric Gagey, de "préférer gérer la grève que tout faire pour l'annuler".

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