Violences sur les Champs-Elysées : "Détruire le travail des autres, c’est lamentable", déplore la gérante d'un kiosque vandalisé

Un kiosque incendié sur les Champs-Elysées, samedi 16 mars, lors de la manifestation des \"gilets jaunes\".
Un kiosque incendié sur les Champs-Elysées, samedi 16 mars, lors de la manifestation des "gilets jaunes". (JULIEN MATTIA / LE PICTORIUM / MAXPPP)

Ce nouveau samedi de mobilisation des "gilets jaunes" n'a pas épargné la plus belle avenue du monde. Le bilan est lourd : boutiques vandalisées, kiosques incendiés et mobilier urbain saccagé par les casseurs.

Boutiques pillées sur les Champs-Elysées, jets de pavés sur les forces de l'ordre, immeuble incendié. La mobilisation des "gilets jaunes" samedi 16 mars a été marquée par un regain de violence à Paris.

Dimanche, les stigmates de ces violences sont toujours visibles : vitrines brisées, magasins pillés, incendiés parfois. C’est le cas de quatre kiosques à journaux dont celui situé près du Fouquet’s. Michèle, la gérante, fouille les décombres calcinés pour sauver quelques papiers. "Détruire le travail des autres, c’est lamentable. Au début, j’étais de tout cœur avec les ‘gilets jaunes’ mais là je ne partage plus (leurs idées), ce n’est plus possible.", déclare-t-elle.

Les personnes qui vont être au chômage technique, ce sont des travailleurs qui ne gagnent que le smic. Ce ne sont pas des gros salaires. Ce ne sont pas les capitalistes qui travaillent, ce sont les petits.Michèle, gérante du kiosqueà franceinfo

Quelques 130 salariés des services de propreté de la ville de Paris sont mobilisés depuis 6h ce matin pour nettoyer les dégâts, sous le regard de la maire du 8e arrondissement, Jeanne d’Hauteserre, venue rencontrer les commerçants. "Ils n’ont jamais vu cette violence, cette haine envers tout ce qu’ils pouvaient représenter : les acteurs économiques, le commerce, les capitalistes. Sauf que les commerces, ce sont aussi des outils de travail", rappelle-t-elle.

Il faudra du temps pour redonner aux Champs-Elysées leur visage habituel, pour retrouver le prestige perdu en seulement quelques heures. Si on voit des touristes sur l’Avenue, c’est avec leur smartphone à la main pour prendre en photo les devantures vandalisées, les inscriptions taguées et le mobilier urbain incendié.

Le reportage sur les Champs-Elysées de Matthieu Mondoloni
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