VIDEO. Violences policières : Christophe Castaner souhaite que les 133 enquêtes "aillent vite" pour montrer si les "reproches sont fondés"

FRANCEINFO

Invité de "Questions politiques" France Inter et franceinfo, le ministre de l'Intérieur reconnaît "des anomalies ou des dérapages policiers" et assure qu'au terme des enquêtes, des sanctions seront prises.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner affirme dimanche 10 février sur France Inter et franceinfo que 133 enquêtes sont menées sous autorité judiciaire après le dépôt de 133 plaintes à l'IGPN à la suite d'incidents entre les "gilets jaunes" et les forces de l'ordre. Christophe Castaner "souhaite qu'elles aillent vite" parce qu'elles vont montrer si les "reproches que l'on peut faire sont fondés ou infondés".

"Il y a des anomalies ou des dérapages policiers, j'en ai constaté quelques uns, relève le ministre de l'Intérieur, invité de 'Questions politiques'. Il y a systématiquement une enquête. Et dès que ce sera établi, au terme de l'enquête et non pas au travers d'images ou de vidéos, il y aura des sanctions."

"Nous gérons des crises"

Les incidents sont variés, détaille le ministre de l'Intérieur : "Ça va de blessures graves – on parle de mains arrachées même si pour celle de samedi il n'y a pas encore eu de plainte et je comprendrais qu'il y ait une plainte  jusqu'à l'insulte simple." Christophe Castaner affirme qu'il est "prêt à travailler sur la refonte de notre ordre public. Mais là, nous gérons des crises, des crises extrêmement violentes, avec des attaques".

Christophe Castaner rappelle qu'un commissaire a reçu un violent coup de pied sur les Champs-Elysées, samedi, que des cocktails Molotov ont été jetés sur les forces de l'ordre, que des commerces ont été attaqués, que de nombreux distributeurs de billets ont été détruits, des véhicules incendiés. Selon lui, 1 900 commerces parisiens ont eu leurs vitrines vandalisées depuis le début du mouvement.

"La force publique est légitime"

Le ministre de l'Intérieur précise par ailleurs que ce serait la même personne qui a incendié un véhicule Vigipirate et une Porsche à Paris, à savoir "un militant de la mouvance anarcho-libertaire" qui est actuellement en garde à vue, alors que l'enquête se poursuit.

"La force publique est légitime pour protéger", continue le ministre de l'Intérieur, en estimant que "l'État ne se montre pas dur" car des personnes viennent aux manifestations uniquement pour "casser". "Un blessé, qu'il soit manifestant gilet jaune, qu'il soit policier, qu'il soit journaliste, c'est toujours un drame".

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