VIDEO. Un "enfumage" vs "un dialogue permanent" : Le grand débat national a-t-il atteint son but ?

BRUT

Sous l'initiative d'Emmanuel Macron, du 15 janvier au 15 mars, les Français ont eu l'occasion d'échanger lors du grand débat national. L'avocat François Boulo et la députée Amélie de Montchalin nous font part de leurs opinions.

Une stratégie d'enfumage ?

François Boulo, avocat et membre des "gilets jaunes", dresse un réquisitoire accablant contre le grand débat national qui s'est tenu ces deux derniers mois. Pour lui, cette initiative n'a été qu'une "stratégie d'enfumage du pouvoir exécutif pour tenter d'anesthésier l'opinion publique." Il assure que ce projet est une "opération de communication" déguisée qui ne donnera lieu à aucune réponse politique concrète. 

Aussi, François Boulo déplore que le débat n'ait pas été correctement mis en place. En effet, il soutient que les gilets jaunes ont été marginalisés par le Président : "Il avait d'ores et déjà écarté l'ensemble des revendications du mouvement des gilets jaunes", pointe-t-il avant de préciser que les contributeurs du débat faisaient principalement partie de l'électorat d'Emmanuel Macron. 

Un moyen de réconcilier les Français ?

"Il n'y a eu aucune censure dans les débats", souligne Amélie de Montchalin. La députée LREM a été impressionnée par l'engagement porté par les citoyens ces deux derniers mois. Pour elle, le grand débat national a assemblé des millions de Français qui n'avaient pas l'habitude d'avoir des discussions politiques dans un cadre public. 

La députée rappelle que ce débat répondait à un "besoin" de la population qui a souhaité aboutir à un accord : "On a besoin de se réconcilier. Les Français en ont envie", soutient-elle. Amélie de Montchalin précise qu'il est nécessaire de "continuer à alimenter ce dialogue permanent avec les Français."

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