VIDEO. Rejetée aux États-Unis, adoptée dans les pays nordiques : tour du monde de la taxe carbone

BRUT

Elle est à l'origine du mouvement des gilets jaunes en France.

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Elle ne fait pas l’unanimité en France. Pourtant, la taxe carbone emporte l'adhésion de bien d'autres pays.

Approuvée dans les pays nordiques

C'est le cas des pays nordiques : que ce soit en Finlande depuis 1990, en Norvège et en Suède depuis 1991 ou encore au Danemark depuis 1994, la population est soumise à une taxe carbone. Il s'agit même des premières taxes carbones dans le monde. Cette écotaxe vise à imposer les émissions de carbone pour encourager les entreprises et les particuliers à se tourner vers des alternatives moins néfastes pour le climat.

Dans la plupart des cas, ces taxes sur les combustibles fossiles ont été accompagnées de baisses d'autres impôts. Dans le cas du Danemark, l'ensemble des taxes environnementales ont rapporté l'équivalent de 1590 euros par personne, en 2016. 

En Colombie-Britannique, les habitants paient une taxe populaire. Le taux fixé en 2008 était de 6,60 euros par tonne de CO2 et augmente de 3,30 euros chaque année pour encourager les changements de pratiques. Cinq ans après son application, les résultats étaient déjà visibles. Elle a permis une réduction nette des émissions de gaz à effet de serre sans perturbation majeure de l'économie.

Rejetée en France

À l'inverse, les Américains ne sont pas concernés par une telle taxe. Les États-Unis sont d'ailleurs les plus gros émetteurs de carbone de la planète avec 5312 mégatonnes de CO2 par an. Concernant la France, la taxe carbone est le fruit des mécontentements. Intégrée en 2014 à une taxe pré-existante sur les produits énergétiques, elle était à l'origine de 7 euros par tonne de carbone. Son augmentation progressive devait la porter à 86,2 euros par tonne de CO2 en 2022. Mais à l’automne 2018, le mouvement des gilets jaunes s'oppose à la hausse des taxes sur le carburant. 

Face au mouvement, le gouvernement a annoncé, le mercredi 5 décembre, une annulation de la hausse de la taxe carbone qui aurait dû passer de 44,60 euros à 55 euros au 1er janvier.

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