VIDEO. "On paye trop d'impôts en France", assure Roux de Bézieux (Medef)

France 2

Sur le plateau des "4 Vérités" de France 2, Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef, revient notamment sur la crise des "gilets jaunes" et son impact économique.

Mardi 5 février, la CGT appelle à une journée de mobilisation afin de réclamer des hausses de salaire et de justice fiscale. Le Medef craint-il un front commun entre la gauche syndicale et le mouvement des "gilets jaunes" ? "Le nombre de grèves et de mouvements sociaux dans notre pays est assez bas historiquement, d'ailleurs le nombre de grèves baisse d'année en année. Je ne pense pas que cela donne quoi que ce soit, je n'ai pas l'impression d'ailleurs qu'il y ait beaucoup de monde en grève, y compris dans les services publics", affirme Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef et invité des "4 Vérités" de France 2, mardi matin.

La crise des "gilets jaunes" continue pour autant. "Cela pèse sur le moral des patrons et cela pèse aussi sur le moral des Français, la consommation a été difficile en décembre, après c'est très contrasté en fonction des secteurs. Dans le commerce de centre-ville, dans certaines métropoles, à Bordeaux (Gironde), à Nantes (Loire-Atlantique), à Toulouse (Haute-Garonne), il y a de vraies difficultés et le gouvernement a mis en place des mesures d'urgence, car il y a même des risques de dépôt de bilan", assure Geoffroy Roux de Bézieux. 

"On a trop de niches" fiscales en France

"Ce qui a émergé dans cette crise c'est qu'on paye trop d'impôts en France, la révolte est d'abord fiscale", estime le patron du Medef. "La réalité statistique c'est que les entreprises et les Français payent 48% d'impôts et de prélèvements obligatoires collectivement sur la richesse crée. On ne peut pas continuer à payer autant d'impôts", estime-t-il.

Pour répondre aux "gilets jaunes", le gouvernement entend se saisir de la demande de justice fiscale. Gérald Darmanin propose de mettre les niches fiscales sous conditions de ressources ou d'abaisser leur plafond. "Malheureusement, jouer sur les niches, c'est augmenter les impôts, sauf si on en profite pour les baisser. Oui on a un système très compliqué, oui on a trop de niches", indique Geoffroy Roux de Bézieux.

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