VIDEO. Objets autorisés, droits face à la police… ce qu'il faut savoir avant de manifester

BRUT

Filmer les forces de l'ordre, porter une écharpe, avoir un gilet jaune dans son sac… La youtubeuse Camille Décode explique ce que l'on peut faire et ce que l'on ne peut pas faire dans une manifestation.

Est-ce que je peux manifester comme je veux ?

"Le droit de manifester est un droit fondamental donc on peut manifester pour tout type de revendication", explique Camille Décode. Aussi enseignante en droit, elle rappelle toutefois que certaines professions peuvent encadrer voire limiter la liberté de manifestation. Outre cela, il faut toujours faire "une déclaration préalable auprès de la mairie ou de la Préfecture de police."

Qu'est-ce que je peux emporter en manifestation ?

"Sur les pancartes, il faut faire attention aux inscriptions que vous pourriez écrire dessus puisque le fait d'être dans une manifestation n'empêche pas que vous puissiez être poursuivis par exemple, je ne sais pas, pour incitation à la haine, pour apologie du terrorisme, appel à la violence, etc.", explique Camille Décode.

Aussi, il est interdit de se dissimuler intégralement le visage dans l'espace public.

Que peut faire la police en manifestation ?

Camille Décode explique que les forces de l'ordre sont initialement là pour "garantir une certaine sécurité et pour maintenir l'ordre public." Ainsi, le recours à la force doit toujours se faire "de manière nécessaire, justifiée et proportionnée."

Si je me fais interpeller, à quoi m'attendre ?

Refuser de se soumettre à un contrôle d'identité ou ne pas être en mesure de justifier son identité peuvent être des motifs d'interpellation. "Vous pouvez être amené au commissariat pour que les officiers de police judiciaire puissent vérifier votre identité", développe Camille Décode.

Quels sont mes droits face à la police ?

Si un manifestant estime que ses droits ont été violés, il peut se référer à un avocat, porter plainte au commissariat, saisir l'IGPN, se rapprocher d'une association de défense des droits et même de saisir le Défenseur des droits.

Pour s'assurer qu'il y ait des suites, l'idéal est d'avoir des preuves : photos et vidéos des forces de l'ordre sont recevables "à condition bien entendu que ces images ne portent pas gravement atteinte à leur vie privée, ou qu'il n'y ait pas d'incitation à la haine, d'appel à la violence, etc."

À savoir : la plupart des agents des forces de l'ordre sont dans l'obligation de porter un RIO (un référentiel des identités et de l'organisation). Après une altercation, le RIO peut servir à identifier l'agent des forces de l'ordre.

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