VIDEO. Isabelle Kocher : "Repenser le rapport à l’énergie"

franceinfo

Invitée de Jean-Paul Chapel dans ":l'éco", Isabelle Kocher, directrice générale du groupe Engie, est venue parler de la transformation de son entreprise face aux enjeux climatiques. 

Vous avez vu venir le dérèglement climatique depuis quelques années et vous transformez le groupe Engie depuis quelques années, vous faites de la climatisation par ailleurs... 

"On fait de la climatisation et on fait du froid de manière plus générale et attention à la vague de chaleur qui arrive, preuve additionnelle du réchauffement qui s'accélère

Et donc vous avez décidé de tout changer dans le groupe Engie. La semaine dernière vous avez organisé un évènement, "The good day", c'était pour prendre un peu plus conscience des changements climatiques ? 

"C'était un jour formidable, j'ai écouté des gens passionnés. Il y avait un rassemblement d'étudiants qui a expliqué pourquoi ils ont signé un manifeste, ils sont vingt cinq mille à l'avoir signé, pour dire qu'ils ne travailleraient plus pour des entreprises qui ne font pas attention à l'environnement. [...] Et en fait "the good day" c'est une méthode qui consiste à mettre autour de la table tous les acteurs de la société pour repenser le modèle. Si on fait juste un petit peu plus de la même chose on va jamais sortir de la confrontation entre la fin du monde et la fin du mois" déclare Isabelle Kocher. 

Vous repensez aussi le modèle du groupe Engie, jusqu'à présent on pensait que Engie c'était du gaz et du chauffage...

"Non c'est plus ça Engie. La seule façon de sortir de cette confrontation "fin du monde-fin du mois" c'est de repenser le rapport à l'énergie et de se souvenir que la meilleure énergie c'est celle que l'on ne consomme pas. Notre premier métier avant c'était de produire de l'énergie et d'être rémunéré pour ça, notre premier métier aujourd'hui c'est d'aider nos clients à consommer moins d'énergie" explique la directrice générale du groupe Engie. 

La question AFP : Vous vendez vos centrales à charbon polluantes, qui sont ensuite exploitées par d'autres entreprises. Ne faudrait-il pas tout simplement les fermer ? 

"Oui, à chaque fois que c'est possible il faut les fermer, on les ferme mais il y a des cas où les États comme l'Indonésie par exemple, où l'on a pas pu fermer ces centrales parce que le gouvernement indonésien nous l'a interdit" répond Isabelle Kocher. 

L'interview s'est terminée sur la chanson "Don't stop me now" de Queen. 

Vous êtes à nouveau en ligne