VIDEO. Grand débat national : "On le fait parce que la France est en crise et qu'il faut être là", dit un maire de Haute-Savoie

En même temps maire et pisteur de la station alpine de Vallorcine Jérémy Vallas a un agenda quotidien bien chargé. S’il s’est senti "un peu oublié, pendant des années", l'élu va "aider la France dans une période difficile, avec plaisir"… Extrait du magazine "13h15 le dimanche" du 27 janvier 2019.

"Il ne faut pas trop traîner parce qu’il y a des documents à signer, une discussion à avoir, et encore manger… et être au boulot dans une heure", détaille Jérémy Vallas, 37 ans, maire de la station alpine de Vallorcine en Haute-Savoie. A la pause déjeuner, il redescend dans sa mairie en télécabine pour traiter les affaires courantes. Un maire qui doit travailler car ses 600 euros d’indemnités mensuelles ne lui permettent pas de vivre. S’il avait le choix, il ne ferait que la mairie pour s’en occuper à fond et pas à moitié. Alors, l’emploi du temps de l'édile et pisteur est plutôt bien rempli…

Le "cahier d’expression citoyenne" a été mis à la disposition des habitants de la commune dans la pièce d’accueil de sa mairie : "Les Vallorcins sont quand même très politisés. Ils regardent ce qui se passe et ont un avis sur tout. J’espère qu’il y a des choses intéressantes qui vont ressortir, car ce qui est difficile aujourd’hui, c’est d’avoir le lien entre la population et le politique. Si on peut, à travers cet outil, avoir plus de liens entre la population et celui qui prend les décisions, logiquement, elles seront plus justes derrière… logiquement."

"On ne le fait pas pour le président ni pour les ministères"

Jérémy Vallas, dont le grand-père a également été maire du village haut-savoyard, en profite pour faire visiter sa mairie au magazine "13h15 le dimanche" (replay) : "Voilà le bureau de l’adjoint qui est assez chargé de dossiers. Ce qui est incroyable est qu’il arrive à tout retrouver… Là, c’est le bureau de Nathalie, la secrétaire de mairie, qui parfois est au bout du rouleau." Elle reconnaît cependant que "le maire en fait pas mal aussi… Heureusement". A son bureau, il enchaîne les signatures au bas des pages et découvre la lettre signée Sébastien Lecornu, ministre chargé des Collectivités territoriales, concernant le grand débat national qu’il coanime avec Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, pour répondre à la crise des "gilets jaunes".

"Le débat doit aussi être l’occasion de vous entendre sur vos préoccupations en tant qu’élu local", lit-il à haute voix. Et que pense le maire du grand débat ? "C’est un peu comme : ’S’il vous-plaît, essayez de récupérer des informations que je n’arrive pas à avoir.’ On se sent un peu oublié, pendant des années. Et puis, tout d’un coup, la présidence a une difficulté, l’Etat a une difficulté : 'Messieurs les maires, venez m’aider, en gros...' Alors, aider la France dans une période difficile, avec plaisir, mais on ne le fait pas pour le président ni pour les ministères. On le fait parce que la France est en crise et qu’il faut être là."

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