VIDEO. "Gilets jaunes": "J'ai présidé pendant cinq ans le pays, je ne peux pas m'exonérer de quelque responsabilité que ce soit", estime François Hollande

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FRANCE INTER

L'ex-chef de l'État est l'invité de France Inter mardi. 

Alors qu'il était interrogé sur ses responsabilités dans la colère des "gilets jaunes", François Hollande a déclaré mardi 2 avril sur France Inter : "J'ai présidé pendant cinq ans le pays, je ne peux pas m'exonérer de quelque responsabilité que ce soit".

L'ex-chef d'État socialiste a estimé qu'il "y a aussi des politiques de pouvoir d'achat qui n'ont pas été à la hauteur de ce qui était attendu. On a traversé quand même une crise économique profonde depuis 2008, et donc j'ai eu à prendre des décisions qui n'étaient pas faciles, et je les ai prises, néanmoins avec le principe de la justice".

Emmanuel Macron "a exonéré les plus fortunés"

Selon François Hollande, Emmanuel Macron a créé une "rupture" dans la société en exonérant "les plus fortunés". "Moi j'ai redressé les comptes publics dans un moment où ce n'est pas forcément ce qu'on demande à la gauche, poursuit l'ancien président de la République. Je l'ai fait et je le revendique parce que c'était la seule manière de sauver des entreprises donc des emplois. Mais je l'ai toujours faite cette politique avec le souci de la justice sociale, j'ai demandé aux plus favorisés de faire un effort plus conséquent", se défend-il.

"Ce qui s'est passé depuis maintenant deux ans, c'est cette rupture, le fait que l'on a exonéré les plus fortunés et qu'on a demandé à tous les autres, je dis bien à tous les autres, de faire l'effort qui aujourd'hui n'était pas forcément nécessaire, selon l'ex-chef de l'État, car la croissance avait été retrouvée par les choix que j'avais faits", commente François Hollande. 

"Le gouvernement s'est arrêté depuis six mois" 

"A vouloir tout brusquer, tout changer, tout réformer, le pays s'est arrêté, juge l'ancien président de la République. Le gouvernement aussi s'est arrêté, depuis six mois. Depuis le début de ce qu'on a appelé le mouvement des 'gilets jaunes'", a-t-il dénoncé sur France Inter.

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François Hollande

L'ex-chef de l'État a estimé qu'actuellement, "il n'y a plus une décision qui est prise dans ce pays. Il n'y a plus une réforme engagée. Il n'y a plus une négociation qui est menée à bien", a-t-il poursuivi. .

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