VIDEO. "Gilets jaunes" : ceux qui appellent à poursuivre la mobilisation sont "des dangers pour la démocratie", dénonce Alain Juppé

FRANCEINFO / RADIOFRANCE

Le maire de Bordeaux appelle à "combattre" les responsables politiques qui appellent à un acte V de la mobilisation des "gilets jaunes".

Ceux qui appellent à une poursuite du mouvement des "gilets jaunes" sont "des dangers pour la démocratie et nous devons les combattre", a réagi mardi 11 décembre sur franceinfo le maire Les Républicains de Bordeaux, Alain Juppé, au lendemain des annonces d'Emmanuel Macron pour tenter de calmer la colère des "gilets jaunes". Sans quoi les violences "se reproduiront inévitablement", a-t-il ajouté. 

"Nous devons les combattre"

"Certains veulent renverser les principes mêmes de notre état de droit et ce sont des adversaires clairement désignés", pour Alain Juppé qui appelle à "combattre avec la plus grande énergie" les responsables "entre guillemets politiques qui veulent faire la révolution", "parce qu'ils font courir à notre pays un risque grave".

L'ancien Premier ministre appelle aussi les "gilets jaunes de bonne foi, ceux qui ont des revendications concrètes et pas la révolution", à "prendre leurs responsabilités". "Je leur lance un appel. Ils savent qu’en organisant une nouvelle manifestation samedi prochain, prétendu acte V de la revendication, ils convoquent ou invitent les casseurs à casser".

"Emmanuel Macron a changé"

Alain Juppé estime que le chef de l'État a "montré qu’il avait pris conscience de la gravité de la situation et des raisons légitimes de certaines colères. Il a fait des avancées en direction des revendications des gilets jaunes, notamment pour les retraités modestes ou pour les petits salaires."

>>  Pourquoi l'augmentation du smic promise par Macron n'en sera pas vraiment une 

Le maire de Bordeaux a également salué les changements dans l'attitude du président de la République pendant son allocution : "Emmanuel Macron a changé dans son vocabulaire, dans le regard qu'il porte sur la souffrance d’une partie de nos concitoyens, je souhaite maintenant qu’on aille de l’avant et qu’on ne continue pas à toute vitesse d’aller dans le mur comme on le fait en organisant à nouveau des manifestations qui ne déboucheront sur rien sinon sur de la violence."

Vous êtes à nouveau en ligne