VIDEO. "Complément d'enquête" revient sur la première année de Christophe Castaner au ministère de l'Intérieur

COMPLÉMENT D’ENQUÊTE / FRANCE 2

"Complément d'enquête" a tiré le portrait du "premier flic de France" après une année tumultueuse, sans doute la pire qu'un ministre de l'Intérieur ait jamais connue, marquée par le mouvement des "gilets jaunes"... Extrait.

Arrivé place Beauvau en octobre 2018, Christophe Castaner aura vécu une année en enfer – sans doute la pire qu'un ministre de l'Intérieur ait jamais connue. Chaque samedi depuis novembre 2018, le "premier flic de France" a envoyé ses troupes face aux "gilets jaunes". "Une position politiquement très compliquée", résume David Le Bars, le secrétaire général du syndicat des commissaires.

Les syndicats de police "dans la poche"

"A 100% derrière ses hommes", il est le premier à ces fonctions à leur promettre de régler le dossier épineux des heures supplémentaires impayées. Le ministre a tout fait pour séduire les puissants syndicats de police. Au point que ceux-ci "tiennent Christophe Castaner, affirme le député de La France insoumise Ugo Bernalicis. S'ils lui déclenchent une grève ou des arrêts de maladie synchronisés et qu'il n'a plus personne pour faire le maintien de l'ordre à la manif, comment il fait ?"

"Ce ne sont pas des violences policières" 

"Le service d'ordre à la manif" selon Christophe Castaner, c'est bien ce que lui reprochent ses opposants politiques (une trentaine de personnes éborgnées depuis le début du mouvement, ont décompté les "gilets jaunes"). Surtout, son déni des dérapages ne passe pas. "Il peut y avoir des blessés, mais attention à l'amalgame ! a prévenu le ministre. Ce ne sont pas des violences policières." Circulez... Alors quand Jean-Luc Mélenchon qualifie les forces de l'ordre de "barbares", il s'agit d'une "insulte inacceptable".

Une image de "kéké sudiste"

Ce ministre "novice", qui "pèse moins que d'autres dans le passé", analyse Sebastian Roché, directeur de recherche au CNRS, se retrouve en première ligne alors qu'au départ, il n'avait aucun réseau dans la "maison police". Ni préfet ni énarque, Christophe Castaner n'est pas du sérail, et certains cadres le prennent de haut. Sans compter qu'il traîne une image de "kéké sudiste" héritée de ses années de jeunesse dans les Alpes-de-Haute-Provence, rappelle David Revault d’Allonnes, rédacteur en chef politique au JDD...

Extrait de "Castaner, premier flic de France", un portrait diffusé dans "Complément d'enquête" le 10 octobre 2019.

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