Var : l’IGPN saisie après la blessure à l’œil d'un "gilet jaune" par un projectile lors d'une manifestation à Toulon

Une manifestation de \"gilets jaunes\" dégénère en centre-ville de Toulon et devant le stade Mayol, le 12 janvier 2019.
Une manifestation de "gilets jaunes" dégénère en centre-ville de Toulon et devant le stade Mayol, le 12 janvier 2019. (BOUTRIA LUC /F MULLER / MAXPPP)

Un homme de 25 ans a été blessé à l'oeil lors d'une manifestation. Le procureur de la République de Toulon a décidé de saisir la police des polices. 

L’IGPN, la police des polices, a été saisie par le procureur de la République de Toulon mercredi 23 janvier pour éclaircir les circonstances dans lesquelles un "gilet jaune" de 25 ans a été blessé à l’œil par un projectile, samedi 12 janvier à Toulon dans le Var, révèle France Bleu Provence jeudi.

La victime présumée refuse de parler à la police

Le jeune homme se trouvait en face du stade Mayol, en plein centre-ville, quand il a été touché par le projectile. Cet habitant de La Seyne-sur-Mer, qui a perdu l’usage de son œil, accuse les forces de l’ordre d’avoir tiré sur lui avec un lanceur de balles de défense (LBD). Contacté par France Bleu, il refuse tout commentaire.

La saisie de l'IGPN est "une procédure classique dès que les forces de l'ordre sont accusées d'être à l'origine d'une blessure. Cela permet de confier l'enquête à un service extérieur afin de favoriser une certaine neutralité", explique le procureur de la République de Toulon, Bernard Marchal. La difficulté, c’est que le jeune homme a refusé à plusieurs reprises d’être entendu par la police pour déposer plainte.

Selon les informations de France Bleu Provence, la victime présumée a été prise en charge par les pompiers dans un secteur où la police municipale était présente, et non pas la police nationale. Selon France Bleu, les policiers municipaux sont les seuls, à cet endroit, à être équipés de LBD. D'après une source proche du dossier, "les policiers municipaux ont été pris à partie à ce moment-là". Ce sera, sans doute, une des pistes qui sera étudiée par l’Inspection générale de la Police nationale.

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