Scènes antisémites à Paris samedi dernier : le secrétaire d'Etat Mounir Mahjoubi dénonce des "images ignobles"

Le secrétaire d\'Etat chargé du Numérique, Mounir Mahjoubi, sur France Inter, le 24 décembre 2018.
Le secrétaire d'Etat chargé du Numérique, Mounir Mahjoubi, sur France Inter, le 24 décembre 2018. (FRANCE INTER)

Le secrétaire d'Etat chargé du Numérique, Mounir Mahjoubi, est revenu sur France Inter sur le comportement de certains "gilets jaunes" samedi à Paris, qui ont entonné en marge de la manifestation la "chanson de la quenelle" de Dieudonné, condamné en 2017 pour des propos antisémites.

"Les images étaient ignobles", a réagi lundi 24 décembre sur France Inter le secrétaire d'Etat chargé du Numérique Mounir Mahjoubi, alors que des "gilets jaunes" ont chanté, samedi en marge de la manifestation des "gilets jaunes" à Paris, la "chanson de la quenelle" de Dieudonné, condamné en 2017 pour des propos antisémites.

"Il y avait ces cris d'animaux pour faire peur. Il y a eu ces 'chants de la quenelle'. Et vous savez, ce qu'il y a de plus ignoble dans le 'chant de la quenelle' de Dieudonné, c'est le sourire qui va avec", a dénoncé Mounir Mahjoubi.

Il faut les voir, ces mecs-là : ils sont heureux de vomir sur l'histoire, heureux de trahir notre histoire, heureux d'haïr les Juifs, heureux de dire très fort qu'ils sont des antisémites heureux.Mounir Mahjoubià France Inter

Selon lui, il y avait parmi les manifestants samedi à Paris "quelques sincères" mais "tellement qui étaient venus pour faire du bruit et pour faire peur". Mounir Mahjoubi a souligné, à l'image d'Emmanuel Macron, la "nécessité" de retrouver "l'ordre". "Ces manifestations à travers la France, ces blocages de ronds-points à travers la France, ils sont extrêmement dangereux. Il y a eu dix morts. Il faut qu'on trouve une issue à ce mouvement", a-t-il expliqué.

"On ne pourra pas continuer plus longtemps à avoir des commerçants qui ont peur, des citoyens qui ont peur, des citoyens qui parfois utilisent le terme de 'milice' quand on leur contrôle leur véhicule. C'est vrai que c'est un peu surprenant quand quelqu'un qui n'est pas de la police vous arrête, vous demande si vous soutenez la cause, et si vous ne la soutenez pas, vous ne passez pas", a poursuivi le secrétaire d'Etat.

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