Raquel Garrido, ancienne porte-parole de la France insoumise, relaie des menaces contre Macron, comparé à Louis XVI, "en prévision" de la prochaine grève

Raquel Garrido au tribunal de Bobigny le 19 septembre 2019.
Raquel Garrido au tribunal de Bobigny le 19 septembre 2019. (SAMUEL BOIVIN / NURPHOTO / AFP)

Le message relayé n'a pas manqué de faire vivement réagir sur les réseaux sociaux, poussant Jean-Luc Mélenchon à réagir.

Raquel Garrido, avocate et ex-porte-parole de La France insoumise a partagé sur Twitter le message du groupe "Gilets jaunes de Caen" reprenant les paroles d'un chant entamé lors de la manifestation du samedi 18 janvier : "Louis XVI, Louis XVI, on l'a décapité, Macron, Macron, on peut recommencer...". L'avocate l'assortissait de ce commentaire : "En prévision de la grève du 21 janvier". L'initiative n'a pas manqué de faire vivement réagir sur les réseaux sociaux, de nombreuses personnes y voyant des menace à l'encontre du président de la République. 

Le tweet partagé par Raquel Garrido et mentionnant la phrase suivante : \"Louis XVI, Louis XVI, on l\'a décapité. Macron, Macron, on peut recommencer.\" L\'avocate l\'a assorti de ce commentaire : \"en prévision de la grève du 21 janvier.\"
Le tweet partagé par Raquel Garrido et mentionnant la phrase suivante : "Louis XVI, Louis XVI, on l'a décapité. Macron, Macron, on peut recommencer." L'avocate l'a assorti de ce commentaire : "en prévision de la grève du 21 janvier." (TWITTER)

"Nous touchons le firmament de l'irresponsabilité", avait réagi le député LREM Bruno Questel, jugeant que "Jean-Luc Melenchon et d'autres escomptent le drame". Le chef de file de LFI, a fait valoir quant à lui dimanche sur LCI que Raquel Garrido avait simplement "reproduit des images" et que ce n'était "pas elle" qui avait écrit ce tweet. Il a en outre dénoncé "le jeu qui consiste à exhumer un tweet" et l'utilisation d'un "vocabulaire violent de la part du gouvernement" à l'encontre des manifestants ces derniers mois.

"Il n'y a pas une violence verbale à laquelle ils [gouvernement et majorité, NDLR] n'aient souscrits, pas un moment où ils n'aient pas jeté de l'huile sur le feu", a fustigé Jean-Luc Mélenchon. "L'histoire profonde de ce pays, c'est la passion de l'égalité donc le président de la République doit comprendre - bien entendu sur le terrain symbolique - que cette passion peut amener à ce qu'il soit renversé", a-t-il ajouté.

 

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