Prime exceptionnelle : des entreprises qui jouent le jeu

FRANCE 2

Emmanuel Macron a reçu mercredi 12 décembre les dirigeants de grands groupes à l'Élysée. Selon Bruno Le Maire, ils pourraient être mis à contribution pour limiter le déficit budgétaire. Les entreprises sont appelées à mettre en place une prime de fin d'année, défiscalisée et sans cotisations sociales.

Encouragés par le gouvernement, plusieurs grands groupes vont verser des primes à leurs salariés. Dans les télécommunications, Orange et SFR, notamment ; dans le luxe, LVMH ou encore le groupe Kering ; dans l'industrie, par exemple, cette usine d'acier près de Lyon (Rhône). Pour ces 1 000 salariés, une prime de 500 € devrait arriver d'ici la fin du mois. Ce geste représente 1% de ses bénéfices.

Une facture à un milliard d'euros pour l'État

Une prime que le gouvernement souhaite encadrer. Pas de charges ni d'impôts à payer dans la limite de 1 000 €. Seuls les salariés touchant moins de 2,5 smics pourraient la toucher, et le versement devrait se faire avant la fin du premier trimestre. Des dispositions qui doivent être discutées avec les partenaires sociaux. Dans l'entreprise, un argument a convaincu les dirigeants : aucune charge à payer sur cette prime. Une prime plus difficile à verser dans les PME, comme dans cette entreprise de conseil de 25 salariés. Le dirigeant veut verser 800 € à tous ses employés. Au total, la défiscalisation de cette prime pourrait coûter plus d'un milliard d'euros à l'État.

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