Pouvoir d'achat : un an après, y a-t-il eu un effet "gilets jaunes" ?

FRANCE 2

Quasiment un an jour pour jour après la naissance du mouvement des "gilets jaunes", que reste-t-il de leurs revendications ? Leur pouvoir d'achat-a-t-il augmenté ? Reportage à Trilport, en Seine-et-Marne, dans un lotissement qui concentrait alors toutes les problématiques dénoncées par le mouvement.

Sur les tableaux de bord, un absent : le gilet jaune, largement présent dans les voitures d'un lotissement de Trilport (Seine-et-Marne) en 2018. Ici habitent beaucoup de familles et quelques retraités. Il ya un an, Laurent Pipaud, ouvrier, 51 ans, nous confiait éviter la viande rouge pour faire des économies. Nous le retrouvons avec son épouse, Karine, secrétaire de direction. Leur situation s'est améliorée, notamment grâce à la prime exceptionnelle de pouvoir d'achat, 600 € défiscalisés. Le couple devrait aussi profiter de la baisse de l'impôt sur le revenu à hauteur de 880 € en 2020. Un geste du gouvernement pour calmer la colère des classes moyennes. Karine et Laurent Pipaud restent prudents.

Un bilan en demi-teinte

Le coût de la vie est aussi une préocupation pour leur voisine, ex-"gilet jaune". En 2018, Séverine Hébert, 48 ans, dénonçait le prix du plein de carburant. Aujourd'hui, pour elle, peu de gain de pouvoir d'achat. D'abord, le prix du diesel ne baisse pas : 1,42 € aujourd'hui contre 1,40 € fin novembre 2018. Par conséquent, Séverine Hébert continue de surveiller ses dépenses et traque les promotions. Problème : les rabais sont plus rares et moins avantageux, en raison de la loi alimentation. Pour elle, il s'agit d'une perte de pouvoir d'achat. Le bilan est en demi-teinte pour les ex-"gilets jaunes" de Seine-et-Marne. Un an après leur défilé sur les Champs-Élysées, ils n'ont rien oublié, ni la convivialité, ni les violences. Aujourd'hui, ils ne regrettent rien. Samedi 16 novembre, Laurent Pipaud devrait aller manifester, les autres non, par peur des débordements.

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