Montauban : "Je n'ai jamais appelé à tuer personne", se défend le "gilet jaune" qui a écrit "flic suicidé, à moitié pardonné"

La camionette et le message en cause, le 22 avril 2019.
La camionette et le message en cause, le 22 avril 2019. (JEAN-MARC BALOY / MAXPPP)

L'homme de 69 ans sera jugé le 12 juillet pour "outrage à personnes dépositaires de l'autorité publique" et risque un an de prison.

"C'est surtout pour provoquer", se défend le "gilet jaunes" qui avait écrit "flic suicidé, à moitié pardonné" sur sa camionnette à Montauban (Tarn-et-Garonne), interrogé par le reporter de Radio France sur place, mardi 23 avril. L'homme de 69 ans sera jugé le 12 juillet pour "outrage à personnes dépositaires de l'autorité publique" et risque un an de prison.

"Je n'ai jamais appelé à tuer personne", assure-t-il. "Soit on détruit, soit on provoque, je ne détruis pas, je ne manifeste même pas, mais je suis gilet jaune", explique-t-il. Il assure tout de même qu'il "regrette que ça ait pris cette tournure" mais "mes convictions je les regrette ? non", affirme l'homme.

Cette affiche qui choque, je vais la remplacer par une autre affiche qui choque mais qui ne soit pas répréhensible.Le "gilet jaune" qui a écrit "flic suicidé, à moitié pardonné"à franceinfo

"Je n'ai jamais appelé à tuer personne", poursuit l'homme. "Un nombre de policiers a perdu la vie mais il n'y a pas qu'eux, il y en a d'autres", a-t-il expliqué. "Les agriculteurs, les chômeurs, les gens qui en ont marre et qui n'arrivent pas à finir les fins de mois, ils se flinguent [aussi] et leur vie vaut autant que celle des policiers", a-t-il conclu.

Le préfet du Tarn-et-Garonne a condamné, mardi, "avec la plus grande fermeté les propos écrits par un 'gilet jaune' du département sur les suicides dans la police et se félicite de son interpellation. Il espère une condamnation à la hauteur de l'ignominie des propos". Le préfet a promis qu'"aucun propos, aucun acte contre la police, la gendarmerie ou les pompiers ne restera impuni".

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