Manifestations : l'utilisation des flashballs remise en question ?

FRANCE 2

La majorité des blessures graves enregistrées lors des manifestations des "gilets jaunes" provenaient de l'utilisation de ces armes de défense des forces de l'ordre.

Le parquet de Bordeaux (Gironde) a ouvert une enquête à la suite de la blessure d'un manifestant samedi 12 janvier, à la suite d'un tir de flashball. La plupart des blessures sérieuses enregistrées depuis le début des manifestations concernent l'utilisation de cette arme non létale, mais dangereuse par les forces de l'ordre. "J'ai reçu un flashball à ce niveau-là, et je suis tombé par terre pendant une heure", explique Sébastien Messina, blessé à Paris samedi et opéré d'une fracture de la mâchoire depuis. Il ne sait pas si la paralysie actuelle d'une partie du visage disparaîtra.

Des armes à l'utilisation très réglementée

Depuis le début du mouvement des "gilets jaunes", 93 blessés graves ont été recensés, dont 68 à la suite de tirs de flashballs ou de lanceurs de balles de défense LBD 40. Ces deux armes doivent être utilisées à des distances minimales précises, et avec des zones du corps qu'il ne faut pas viser (visage et parties génitales), pourtant ces zones sont parfois touchées. Depuis un an, le défenseur des droits demande à ce que ces armes soient retirées des dotations des policiers.

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