Les radars, un symbole étatique martyrisé par les "gilets jaunes"

FRANCEINFO

Tagués, cassés ou recouverts de sacs-poubelle, les radars automatiques n'ont pas très bonne mine avec le mouvement des "gilets jaunes".

 "Près de 60% des radars ont été neutralisés, attaqués, détruits par ceux qui se revendiquent du mouvement" des "gilets jaunes", affirme Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur. Plus de 1 800 radars ont été vandalisés depuis deux mois, mais ces actes ne sont pas nouveaux.

Double symbole

"Le vandalisme a débuté avant et il s'est accéléré au moment de l'adoption des 80 km/h. Les "gilets jaunes" ne font que poursuivre un mouvement déjà engagé avant", rappelle Fabrice Hamelin, maître de conférence en sciences politiques. Et d'expliquer : "C'est une manière de s'attaquer à un double symbole, celui d'un impôt caché et celui d'une autorité de l'État qui va contraindre les usagers de la route à respecter les vitesses".

En cas de vandalisme léger comme des tags ou des vitres cassées, la réparation coûte en moyenne 500 euros à l'État. S'il est totalement détruit, le remplacement d'un radar coûte entre 60 000 et 200 000 euros. La destruction d'un radar automatique est passible de 75 000 euros d'amende et de cinq ans d'emprisonnement.

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