Les collectivités locales ne peuvent "pas tout porter", selon François Baroin, président de l'Association des maires de France

France 2

Invité des "4 Vérités" sur France 2 mercredi 21 novembre, François Baroin, maire de Troyes (Aube) et président de l'Association des maires de France, revient sur le mouvement des "gilets jaunes" et sur la relation entre l'État et les collectivités locales.

Le gouvernement hausse le ton contre le mouvement des "gilets jaunes" et le ministre de l'Intérieur a estimé qu'il y avait une dérive totale du mouvement. "Dans ma ville en tout cas, il y avait des gens sincères, profondément engagés et en grand nombre. En revanche, il y a eu des dérapages, des casseurs. La préfecture à Troyes (Aube) a été attaquée et le préfet a failli être molesté, et l'hôtel de ville a été assiégé pendant de longues minutes. Donc il y a des risques de violences et le ministre de l'Intérieur est pleinement dans son rôle pour rétablir l'ordre", explique François Baroin, maire les Républicains (LR) de Troyes (Aube) sur le plateau des "4 Vérités" sur France 2, mercredi 21 novembre. "Il ne peut pas y avoir de révolte qui bascule dans la violence, et je ne sais pas si l'on mesure l'importance du bilan humain et sa lourdeur", précise François Baroin tout en indiquant que "l'expression de ce malaise, qui est sincère pour l'immense majorité des gilets jaunes, doit être pris en compte".

"L'État se défausse de plus en plus"

Le président de l'Association des maires de France rappelle aussi l'importance des corps intermédiaires "dans le dialogue et dans la tenue globale du pacte républicain". Justement, le président de la République ne se rendra pas au Congrès des maires de France, qui s'est ouvert mardi 20 novembre à Paris. Emmanuel Macron a écrit à l'ensemble des élus cette semaine et doit recevoir des maires à l'Élysée aujourd'hui. Le dialogue est "toujours possible. Ce que nous voulons maintenant, c'est vraiment négocier. Nous allons venir auprès du président de la République avec une base de travail sur les problématiques de dotations ou encore sur la taxe d'habitation." "L'État se défausse de plus en plus sur nous les collectivités locales, parce qu'il n'en a plus les moyens, et nous ne pouvons pas tout porter. Or nous représentons 70% de l'investissement public national", rappelle François Baroin.

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