Le journaliste Gaspard Glanz condamné à une amende pour un doigt d'honneur fait à des policiers

Gaspard Glanz s\'adresse à la presse concernant son audience devant la 16e chambre du Tribunal de grande instance de Paris, le 29 avril 2019.
Gaspard Glanz s'adresse à la presse concernant son audience devant la 16e chambre du Tribunal de grande instance de Paris, le 29 avril 2019. (MARTIN BUREAU / AFP)

Jugé pour "outrage", il avait été interpellé le 20 avril place de la République à Paris lors d'une manifestation des "gilets jaunes"

Le journaliste Gaspard Glanz a été condamné, vendredi 15 novembre, par le tribunal correctionnel de Paris, à payer une amende de dix euros par jour pendant trente jours, soit 300 euros, pour avoir fait un doigt d'honneur à des policiers, lors d'une manifestation en avril des "gilets jaunes". Cette condamnation est alignée sur les réquisitions du parquet.

Le militant de 32 ans, à la tête du média Taranis News, devra en plus verser 100 euros au titre du préjudice moral à chacun des deux policiers qui se sont constitués partie civile. Dans un tweet, Gaspard Glanz ajoute qu'il devra régler des frais de justice et de tribunal. 

"Un geste inapproprié", a reconnu Gaspard Glanz

Lors du procès, il avait reconnu "un geste inapproprié", parlé d'une "réaction épidermique" après avoir été poussé. Le représentant du parquet avait lui souligné que le doigt d'honneur n'était ni "de la légitime défense" ni "un acte de journalisme".

Gaspard Glanz, qui était jugé pour "outrage", avait été interpellé le 20 avril place de la République à Paris lors d'une manifestation des "gilets jaunes", et placé en garde à vue. Sur une vidéo diffusée à l'audience, on le voit apostropher les forces de l'ordre et affirmer avoir été visé par une grenade de désencerclement. Il leur fait ensuite un doigt d'honneur après avoir été poussé par un policier.

L'interpellation de Gaspard Glanz avait suscité de vives réactions et projeté le reporter sur le devant de la scène médiatique. Des syndicats et des sociétés de journalistes s'étaient indignés d'une "atteinte à la liberté d'informer". Le Premier ministre Edouard Philippe avait alors rappelé que "la loi est la même pour tous".

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