Le "gilet jaune" Maxime Nicolle porte plainte contre le préfet de police de Paris pour "privation de liberté individuelle" après son interpellation le 14 juillet

Maxime Nicolle, alias \"Fly Rider\", l\'une des figures des \"gilets jaunes\".
Maxime Nicolle, alias "Fly Rider", l'une des figures des "gilets jaunes". (ALAIN JOCARD / AFP)

"Aucune raison plausible ne pouvait être invoquée afin de justifier mon arrestation", affirme le militant.

Le "gilet jaune" Maxime Nicolle va porter plainte ce mardi 24 septembre contre le préfet de police de Paris, a appris franceinfo auprès de son avocat, Juan Branco. Un dépôt de plainte qui fait suite à son arrestation le 14 juillet dernier. Maxime Nicolle dénonce dans un courrier adressé au procureur de la République de Paris "une arrestation politique", et porte plainte pour "privation de liberté individuelle" contre le préfet de police de Paris, Didier Lallement.

Le 14 juillet dernier, en marge du défilé militaire à Paris, plusieurs figures des "gilets jaunes" avaient été interpellées et placées en garde à vue quelques heures. Notamment, Jérôme Rodrigues, Maxime Nicolle, dit "Fly Rider", pour "organisation d'une manifestation illicite" et le routier Éric Drouet pour "rébellion".

"Aucune raison plausible ne pouvait être invoquée afin de justifier mon arrestation et la privation de ma liberté lors de cette période", indique Maxime Nicolle dans un courrier adressé au procureur. "Ma privation de liberté doit dès lors être considérée comme une rétention administrative illégale, née d’un abus de pouvoir du préfet de police de Paris, et de la négligence du parquet de Paris, et devant pour cela être sanctionnée", ajoute-t-il.

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