Le "Gilet jaune boxeur", Christophe Dettinger, est en garde à vue après une altercation avec sa femme

Christophe Dettinger à sa sortie de prison le 20 février 2019. 
Christophe Dettinger à sa sortie de prison le 20 février 2019.  (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

L'ancien boxeur, condamné en 2019 pour violences sur un gendarme lors d'une manifestation de Gilets jaunes, a été interpellé mercredi dans l'Essonne.

Christophe Dettinger est toujours en garde à vue, jeudi 9 janvier, après une altercation avec sa femme, a appris franceinfo auprès d'une source proche du dossier, confirmant une information du Parisien. L'ancien boxeur a été interpellé mercredi 8 janvier dans l'Essonne, après une plainte déposée par son ex-compagne mardi après-midi, mais qui l'a finalement retirée.

L'entourage du couple affirme qu'il y a eu une simple altercation, lorsque l'épouse de Christophe Dettinger est venue déposer leur enfant. Christophe Dettinger et sa femme sont actuellement en instance de divorce et s'occupent de leur enfant en garde alternée.

Son épouse nie toute violence

L'épouse de Christophe Dettinger a publié un communiqué jeudi 9 janvier dans lequel elle nie toute violence conjugale, rapporte France Bleu Paris. "Non, mon mari ne m'a jamais frappée. Comme dans tous les couples, il y a des hauts et des bas. Nous nous sommes disputés. Il n'y a pas eu de violence !", écrit Karine Dettinger dans un texte diffusé sur les réseaux sociaux. Elle affirme avoir "retiré [ce mercredi] après-midi la plainte que les gendarmes [lui] avaient suggéré de déposer. Je condamne les fausses informations et les commentaires scandaleux propagés par une certaine presse. Tout ceci relève de la propagande et de la diffamation."

Christophe Dettinger s'est notamment fait connaître en janvier 2019, lorsqu'il a frappé deux gendarmes lors d'une manifestation de "gilets jaunes" à Paris. Le 5 janvier 2019, ce père de famille de 37 ans, fonctionnaire territorial en Essonne, avait été filmé assénant une série de coups de poing à un gendarme sur une passerelle surplombant la Seine avant de frapper un de ses collègues au sol. 

Condamné à un an de prison ferme et dix-huit mois avec sursis, il avait bénéficié du soutien populaire qui avait abouti à la création d'une cagnotte Leetchi pour le soutenir. Plusieurs milliers de contributeurs avaient permis de réunir plus de 140 000 euros, avant que Leetchi ne prenne la décision de clôturer la cagnotte, en janvier 2019. 

Vous êtes à nouveau en ligne