La loi "anti-casseurs" provoque la colère de députés et proches de Macron

France 3

À l'Assemblée nationale, la loi "anti-casseurs" sera soumise au vote mardi 5 février. La séance s'annonce houleuse, car elle divise au sein de la majorité.

Le projet de loi dit "anti-casseurs" sera soumis au vote mardi 5 février à l'Assemblée nationale. Une quinzaine de députés LREM pourraient s'abstenir, comme Matthieu Orphelin, Sonia Krimi ou Aurélien Taché. D'autres pourraient pratiquer la politique de la chaise vide. En avril, ils avaient été 99 à le faire. Ce qui pose problème dans ce projet de loi "anti-casseurs", c'est l'article 2 qui permet au préfet de prononcer des interdictions de manifester sans passer par le juge.

"Régime de Vichy"

Deux avocats proches d'Emmanuel Macron dénoncent aussi les dérives de ce texte, Jean-Pierre Mignard et François Sureau. Charles de Courson, député UDI, a poussé un coup de gueule : "L'article 2 est un monstre juridique (...). C'est la dérive complète. On se croit revenu sous le régime de Vichy". Malgré tout, la loi risque d'être votée avec les voix du groupe les Républicains. Mais le débat n'est pas clos, puisqu'elle va revenir à l'Assemblée après son passage au Sénat.

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