"L'UE est attaquée par de grandes puissances pour mieux dépecer nos économies", s'alarme Lagarde (UDI)

France 2

Jean-Christophe Lagarde, président de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), est l’invité des "4 Vérités" sur France 2 mercredi 27 février. Il revient sur la crise des "gilets jaunes" et sur les élections européennes, dont il est tête de liste.

Trois mois après le début du mouvement des "gilets jaunes", Emmanuel Macron s'est montré extrêmement ferme mardi 26 février. "Quand on va le samedi à une manifestation violente on se rend complice du pire", a déclaré le chef de l'État devant des élus de la région Grand Est reçus à l'Élysée. "Chacun parle avec son vocabulaire, mais je veux dire que ceux qui manifestent doivent comprendre qu'ils donnent l'occasion à des extrémistes de tous poils, à des casseurs, à des gens qui viennent se défouler de mettre le désordre et le bazar dans notre pays", estime Jean-Christophe Lagarde, président de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), sur le plateau des "4 Vérités" de France 2, mercredi 27 février. Faut-il interdire les manifestations ? "Non, le droit de manifester est évidemment à respecter dans notre pays", assure le député. 

Les Européennes une échéance "essentielle"

Aux élections européennes de mai, la liste UDI est créditée de 2,5% des voix dans un sondage Ipsos paru en début de semaine. "On n'est pas candidat pour un score, on est candidat pour des idées et des convictions. C'est mieux de faire un beau score, mais faudrait-il qu'il y ait une campagne ? Aujourd'hui, le grand débat national et les manifestations des "gilets jaunes" occupent tout et on n'a pas le droit de parler d'Europe", tonne Jean-Christophe Lagarde, qui affirme que l'UDI sera candidat jusqu'au bout.

Le président de l'UDI juge que le scrutin européen de mai est une échéance "essentielle". "Je ne suis pas sûr que l'UE ne puisse pas disparaître, on voit bien qu'elle est attaquée de l'extérieur par de grandes puissances [les États-Unis, la Chine, la Russie] qui ne s'en cachent pas et qui voudraient voir l'Europe disparaître pour mieux dépecer nos économies", ajoute Jean-Christophe Lagarde. 

Voter UDI "sert à faire en sorte que l'on puisse transformer l'Europe", estime le député qui trouve qu'"Emmanuel Macron ne porte pas" ce souhait. "J'aurais souhaité qu'il le porte, c'est l'espoir qu'il a fait naître chez beaucoup", conclut l’élu de Seine-Saint-Denis.

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