L'ex-boxeur et figure des "gilets jaunes" Christophe Dettinger suivra un stage sur les violences conjugales, son épouse dit retirer sa plainte

Christophe Dettinger (à gauche) le 20 février 2019, à sa sortie de la prison de Fleury-Mérogis (Essonne).
Christophe Dettinger (à gauche) le 20 février 2019, à sa sortie de la prison de Fleury-Mérogis (Essonne). (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Il avait été placé en garde à vue, mercredi, et a reconnu avoir bousculé sa femme, avec laquelle il est en instance de séparation. "Il n'y a pas eu de violence", affirme cependant cette dernière sur Facebook.

L'ancien boxeur Christophe Dettinger, connu pour son implication dans le mouvement des "gilets jaunes", va devoir suivre un stage de deux jours sur les violences conjugales, à ses frais, a annoncé le parquet d'Evry (Essonne) jeudi 9 janvier. La veille, il avait été placé en garde à vue à la suite d'une plainte déposée par son épouse mardi.

Selon le parquet, Christophe Dettinger a reconnu "avoir bousculé son épouse", dont il est séparé, après qu'elle a dégradé son véhicule. Cette dernière n'a pas été blessée, et n'a pas souhaité être examinée par un médecin.

Des "pressions judiciaire et médiatique"

Dans un communiqué publié sur son profil Facebook, jeudi, Karine Dettinger a indiqué avoir retiré, mercredi après-midi, la plainte "que les gendarmes m'avaient suggéré de déposer", dit-elle. Elle évoque une simple dispute, affirme qu'il "n'y a pas eu de violence" et que Christophe Dettinger "ne [l'a] jamais frappée", critiquant les "pressions judiciaire et médiatique insupportables" qui pèsent sur elle et son mari.

Ancien boxeur professionnel, Christophe Dettinger avait connu une certaine notoriété médiatique après avoir frappé des gendarmes lors d'une manifestation de "gilets jaunes" en janvier 2019 à Paris. Jugé pour ces faits, il avait été condamné à un an de prison (aménagé en semi-liberté) et 18 mois de sursis avec mise à l'épreuve.

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