"J'ai observé un 1er mai volé aux organisations syndicales et au mouvement social" déplore Anne Hidalgo

France Inter

"On n'a finalement parlé que des violences et des ultras venus pour casser", s'est désolée la maire de Paris.

La maire de Paris a regretté, au lendemain d'une journée de manifestations conjointes d'organisations syndicales et de "gilets jaunes", émaillée de heurts à Paris, que "les violences" aient été au coeur des débats. "J'ai observé un 1er-Mai volé aux organisations syndicales et au mouvement social, puisqu'on n'a finalement parlé que des violences et des ultras venus pour casser," a affirmé sur France Inter Anne Hidalgo jeudi 2 mai.

"Il y a eu des dégradations importantes, constate la maire de Paris, même s'il y avait eu, heureusement, des actes préventifs, et qu'il avait été demandé aux commerçants sur le trajet de la manifestation de fermer. Tout était barricadé donc les dégradations sont moins spectaculaires, mais il y en a beaucoup sur la voie publique et la chaussée."

Ce qui me désole, c'est de voir semaine après semaine que ces mouvements et ces violences n'en finissent pas.

Anne Hidalgo

"Il faut chaque semaine se préparer au pire, puis réparer. Ça met toute l'organisation d'une ville en tension, une fois par semaine, pour réparer les dégâts de ceux qui ne respectent rien, regrette Anne Hidalgo. "Je pense au policier grièvement blessé hier dans ces manifestations. On ne peut pas vivre dans une société démocratique avec un tel niveau de violence", a également déclaré la maire de Paris.

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