"Gilets jaunes" : une voiture de police incendiée à Montpellier, des heurts à Rouen et 55 verbalisations à Paris

Une voiture de la police municipale de Montpellier a été incendiée le 7 septembre, lors d\'une manifestation des \"gilets jaunes\", qui a rassemblé environ 2 000 personnes, dont 500 black blocs.
Une voiture de la police municipale de Montpellier a été incendiée le 7 septembre, lors d'une manifestation des "gilets jaunes", qui a rassemblé environ 2 000 personnes, dont 500 black blocs. (PASCAL GUYOT / AFP)

Quelques milliers de manifestants se sont rassemblés dans plusieurs grandes villes de France.

Les "gilets jaunes" sont de retour. Ce samedi 7 septembre, ils répondaient à un appel "national" à manifester. Quelques milliers de manifestants se sont rassemblés dans plusieurs grandes villes. Franceinfo fait le tour de France des rassemblements et des heurts.

Une voiture de police incendiée à Montpellier

C'est à Montpellier (Hérault), une ville dans laquelle la mobilisation est forte depuis le début du mouvement, que 2 000 manifestants, dont environ 500 black blocs, ont défilé, précise à franceinfo la préfecture. Des incidents ont vite éclaté avec les forces de l'ordre. Des heurts se sont produits face à la gare, avec des jets de projectiles de la part des manifestants, dont certains étaient casqués et cagoulés, habillés de noir, et des tirs de gaz lacrymogènes de la part des forces de l'ordre déployés devant l'édifice pour en interdire l'accès. La préfecture a fait état de deux interpellations pour "jets de projectiles, engins incendiaires et possession de couteaux". Sept personnes ont été interpellées.

Une voiture de police a également été incendiée à l'angle de la rue Saint-Guilhem et de la rue Alexandre-Cabanel, rapporte France Bleu Hérault. La voiture était vide, précise la préfecture à franceinfo.

73 interpellations à Paris

Une tentative de rassemblement a été dispersée près des Champs-Elysées. 73 manifestants ont été interpellés, précise la préfecture de police. 

Quelques heurts et 700 manifestants à Rouen

Sur les réseaux sociaux, Rouen avait été choisie pour être capitale régionale et nationale pour cette rentrée des "gilets jaunes". Le préfet de la région Normandie avait pris un arrêté interdisant toutes manifestations et rassemblements en centre-ville de Rouen samedi de 10 heures à 22 heures, comme c'est le cas depuis le début du mouvement des "gilets jaunes" "pour protéger les commerces", dans une ville où cette fronde sociale a été particulièrement vive.

Pourtant, ils étaient près de 700 à marcher dans la ville ce samedi. En marge de la manifestations quelques heurts ont éclaté en début d'après-midi. La vitrine d'une agence d'intérim rouennaise a été brisée et du mobilier urbain incendié, rapporte France 3 Normandie.

"Les manifestants ont jeté des projectiles sur les forces de l'ordre. Des sommations ont été faites et il y a eu l'utilisation de gaz lacrymogènes en réponse aux jets de projectiles, les manifestants ont été éconduits et remis à l'extérieur du périmètre", a indiqué le sous-préfet de permanence, Jean-Eric Winckler. Selon lui, il y a eu 21 verbalisations et deux interpellations en flagrant délit pour des "actes caractérisés" contre les forces de l'ordre.

 

Des vitrines dégradées à Lille

A Lille, près de 700 personnes ont défilé, entre le centre-ville et le quartier de Wazemmes, selon les chiffres de la préfecture. Des représentants des "gilets jaunes" en ont compté 1 500, selon France Bleu Nord. Quelques vitrines ont été brisées et des poubelles incendiées sur le boulevard Montebello. Deux manifestants ont été interpellés.

Vous êtes à nouveau en ligne