"Gilets jaunes" : une journaliste menacée de mort pendant la manifestation à Châteauroux

Châteauroux (Indre).
Châteauroux (Indre). (GOOGLE MAPS)

"Il s'est approché très proche [...] Il a fait le geste sur son cou d'égorger quelqu'un. C'était tellement brutal que je n'ai pas su comment réagir", a raconté la journaliste après la manifestation samedi.

Une journaliste de Châteauroux (Indre) a été verbalement menacée de mort alors qu'elle couvrait une manifestation pour le droit à manifester, samedi 13 avril, d'après France Bleu Berry. La journaliste et la chaîne pour laquelle elle travaille vont porter plainte.

Lise Nicolle est journaliste à Bip TV, une chaîne d'information locale. Alors qu'elle couvrait la manifestation pour le droit de manifester - un rassemblement organisé par la Ligue des droits de l'Homme - un homme l'a menacée de l'égorger si elle le filmait. L'association organisatrice, des syndicats, des partis politiques et des "gilets jaunes", tous réunis contre la loi dite anticasseurs étaient présents sur place.

Une agression choquante et déstabilisante

Selon la journaliste, elle réalise des interviews et filme ensuite des plans d'illustration, quand un homme s'avance vers elle et la menace de mort si jamais elle ose le filmer. Soutenue par la Ligue des droits de l'Homme, présente sur place, elle décide de se rendre au commissariat pour déposer une main courante. La journaliste précise que cette agression, même si elle reste verbale, est choquante et déstabilisante.

Il s'est approché très proche [...] Il a fait le geste sur son cou d'égorger quelqu'un. C'était tellement brutal que je n'ai pas su comment réagir. J'ai essayé de continuer à travailler mais en fait j'étais tremblante. Ce n'est pas anodin une menace de mort à quelqu'un droit dans les yeux. Je ne savais plus quoi faire, je ne savais plus où me mettre et je n'arrivais pas à m'arrêter de pleurerLise Nicolle, journaliste à Bip TVà France Bleu Berry

Selon les informations de France Bleu Berry, l'homme mis en cause serait un habitué des ronds-points depuis le début du mouvement "gilets jaunes", les forces de l'ordre l'auraient d'ailleurs déjà remarqué.

La rédaction de Bip TV soutient sa journaliste : deux plaintes seront donc déposées, par la journaliste et par la chaîne, directement auprès de la procureure de la République lundi 15 avril à la première heure.

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