"Gilets jaunes" : une "certaine fraternité entre les Français" retrouvée, selon un manifestant

FRANCEINFO

Franceinfo a suivi Frédéric Turon, électricien, qui est venu manifester aux côtés des "gilets jaunes" samedi 8 décembre à Paris. 

Frédéric Turon était sur les Champs-Élysées à Paris, samedi 8 décembre, pour manifester avec les "gilets jaunes" contre la politique du gouvernement. "Je suis là pour manifester notre mécontentement par rapport à toutes les taxes qui ont été faites par monsieur Macron", avance cet électricien venu d'Altkirch (Haut-Rhin), une petite ville en Alsace. "Je fais partie peut-être des salaires moyens. Je suis à 1 800 €, il faut payer toutes les charges, les impôts aussi : impôt sur le revenu, taxe d'habitation, qui sont aussi mensualisés, donc tout ça en moins sur le salaire. À la fin on arrive à 200, 250 euros, et on doit vivre avec ça", déplore-t-il.

"Quand ça casse, le gouvernement écoute plus"

Frédéric se réjouit de voir plusieurs drapeaux régionaux parmi la foule. "Ça fait plaisir", s'exclame-t-il. Selon lui, ce mouvement a permis de retrouver une certaine cohésion entre les Français. "Les Français étaient quand même devenus très individualistes. Ce mouvement a quant même recréé une certaine fraternité entre les Français", estime-t-il. Franceinfo retrouve sa trace un peu plus tard dans les manifestations. "Je viens de ramasser un collègue à vous, journaliste. Il s'est pris un flash-ball dans la tête, il ne faisait rien du tout. J'étais à 30 cm, c'était soit lui, soit moi. Je pense que je l'ai échappé belle", souffle-t-il. En ce qui concerne les actes de vandalisme et de pillage, Frédéric est partagé. "Je suis pas forcément d'accord sur la casse, mais bon, le problème c'est que quand il y a ça, le gouvernement écoute plus", regrette-t-il.

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