"Gilets jaunes" : Macron sous pression de l’opposition

La pression des "gilets jaunes" se fait ressentir, mais elle est désormais accompagnée de celle des élus, notamment des communes impactées. Ils demandent des mesures concrètes et un changement d’attitude.

Il y a eu la colère de la rue, il y a désormais la pression des politiques qui montent au créneau. Plusieurs élus de l’opposition appellent à la sortie de crise. "Il faut que le président parle vite, qu’il annonce des mesures vite. La question du pouvoir d’achat doit être abordée", réclame Alain Juppé, le maire de Bordeaux (Gironde). "Il faut à la fois des mesures d’urgence, symboliques, immédiates, comme le rétablissement de l’ISF, ça me parait incontournable", tance Ségolène Royal.

"Retisser le lien"

Même Jean-Yves le Drian, le ministre des Affaires étrangères confie que le chef de l’État doit retisser le lien : "On ne réforme pas un pays uniquement par le haut. L’heure des territoires est arrivée, pour faire en sorte que l’on marche vers l’État providence, un nouveau contrat social dans le pays, c’est indispensable".
Le président consulte à tout va depuis vendredi 7 décembre. Il a déjà reçu une quinzaine de maires de la région parisienne. Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, l’assure : pour Emmanuel Macron, il n’y a aucun tabou. "Il faut toucher au cœur les Français". Dès 10h lundi 10 décembre, il poursuivra ses consultations.

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