"Gilets jaunes" : le policier qui a poussé Geneviève Legay à Nice exprime ses "plus sincères regrets"

La militante d\'Attac, Geneviève Legay, 73 ans, grièvement blessée après être tombée lors de la manifestation des \"gilets jaunes\" à Nice le 23 mars 2019. 
La militante d'Attac, Geneviève Legay, 73 ans, grièvement blessée après être tombée lors de la manifestation des "gilets jaunes" à Nice le 23 mars 2019.  (MAXPPP)

Il estime toutefois ne pas avoir commis de faute, selon son avocat. La militante d'Attac, âgée de 73 ans, est toujours hospitalisée. 

"Mon client tient tout d’abord à exprimer ses plus sincères regrets." Dans un communiqué transmis à Nice-Matin samedi 30 mars, le policer qui a poussé la militante d'Attac à Nice (Alpes-Maritimes) le 23 mars lors de la manifestation des "gilets jaunes", fait son mea culpa, par la voix de son avocat. Selon le quotidien local, la femme de 73 ans est toujours hospitalisée après avoir été sérieusement blessée à la tête

Le procureur de la République de Nice, Jean-Michel Prêtre, a indiqué vendredi 29 mars qu'un "policier isolé et dépourvu de bouclier"  avait "écarté du bras vers sa droite"  Geneviève Legay, provoquant la chute de la militante alors qu'elle manifestait dans un périmètre interdit, place Garibaldi. 

Le policier a "agi que dans le strict respect des ordres"

Me Adrien Verrier tient cependant à rappeler que son client "n’a agi que dans le strict respect des ordres donnés par sa hiérarchie lesquels s'inscrivaient dans le cadre d’un rassemblement illégal, après trois sommations faites aux manifestants d’avoir à se disperser, qui leur ont clairement été exprimées et auxquelles ils n’ont pas déférés".

Selon son avocat, le policier a expliqué aux autorités judiciaires avoir, lors de cette charge, poussé une personne qu’il pensait être un homme. Confronté aux images de vidéosurveillances, il s’est immédiatement reconnu et a alors pu constater que l’homme qu’il pensait avoir poussé était en réalité Madame Geneviève Legay.

"A aucun moment il n’a entendu dissimuler ses actes ni l’identité de la personne dont il a été en contact ; encore une dois, il doit à nouveau être souligné l’extrême rapidité de déroulement d’une charge policière", plaide son conseil. 

Vous êtes à nouveau en ligne